Aimez-vous prendre des risques?

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C’est encore moi, Francine Pernod. Si comme moi l’audace n’est pas votre fort, sachez que la plupart des français sont comme vous et moi. Au fil de ma carrière professionnelle dans le domaine de la finance, je me suis rendue compte que l’audace et la prise de risque sont souvent les catalyseurs de profit, mais ce que j’ai appris, c’ est que tout risque peut-être calculé et mitigé. Certains investissements boursiers peuvent sembler audacieux et parfois même spéculatifs à premier abord, mais après analyse et évaluation du risque, paraissent moins dangereux. Cette même réflexion est vraie dans le sens inverse… Certains titres semblent sûrs et prudents, mais en réalité, comportent des risques inhérents que le novice ne reconnaît pas nécessairement.


Portefeuille Modèle Horizon à 5 ans


Pour un néophyte en Bourse, se ­constituer un portefeuille en direct peut se révéler ardu, car il est bien difficile de choisir des titres parmi les centaines (en France), voire les milliers (dans le monde), à votre disposition. Quelques règles s’imposent néanmoins. La première consiste à diversifier son portefeuille afin de contenir les risques.

Ensuite, une fois votre choix effectué, vous ne devez pas réagir sous l’effet de la panique dans l’hypothèse d’une forte baisse. La Bourse étant par nature excessive, les cours sont rarement à leur juste niveau. Les investisseurs étant souvent moutonniers, ils achètent ce qui monte, et inversement. Avec pour conséquence des cours sous ou surévalués. Même si les critères de valorisation n’ont pas marché cette année, ils fonctionnent sur le long terme.

LES FONDS FLEXIBLES POUR LES NÉOPHYTES

Gérer un portefeuille en direct étant plus enrichissant intellectuellement mais nécessitant un suivi au moins hebdomadaire, vous pouvez préférer vous constituer un portefeuille de fonds. Pour un épargnant ne souhaitant pas effectuer lui-même ses arbitrages, la solution ­consiste à acheter de bons fonds diver­sifiés flexibles dont l’exposition aux actions peut varier entre 0 et 100 %. Le gérant procédera de lui-même aux arbitrages nécessaires entre les différentes classes d’actifs en fonction des évolutions boursières et économiques.

NOTRE CONSEIL : un moyen terme judicieux serait d’acheter en direct des actions ­françaises et, à l’international, des fonds d’actions spécialisés. Non seulement faire une sélection de sociétés internationales se révèle difficile, mais, en plus, l’achat est impossible sur de nombreux marchés. Nous vous conseillons aussi d’acheter des obligations par l’intermédiaire d’un fonds, car un particulier n’a pas accès au marché primaire.

Quels sont les avantages des trackers ?

Ces dernières années, les encours gérés par les trackers (ou ETF) n’ont cessé de progresser à un rythme plus rapide que celui de la gestion collective dans son ensemble. Un ETF (exchange traded fund) est un fonds indiciel qui a pour particularité une cotation en continu.

Le passage d’un ordre se déroule comme pour une action : l’investisseur peut consulter le ­carnet d’ordres et fixer un cours d’achat ou de vente. De même, les frais de transaction sont identiques à ceux d’une action, avec un courtage prélevé lors de chaque opération. Un tracker est géré de manière passive, c’est-à-dire qu’il réplique fidèlement l’évolution de son sous-jacent, généralement un indice boursier.

De fait, les ETF les plus simples et les plus ­courants suivent des indices traditionnels (Cac 40, S&P 500, Nasdaq, etc.), des indices sectoriels (par exemple, les grandes banques de la zone euro) ou des indices obligataires. D’autres trackers ont pour référence des indices de matières premières ou ont la ­possibilité d’un effet de levier, à la hausse comme à la baisse (comme multiplier par deux le comportement du Cac 40).

Le principal risque d’un ETF porte sur la variation de l’indice sous-jacent. A la différence d’un fonds géré de façon active qui peut consacrer une partie de son portefeuille aux liquidités, un tracker baissera autant que sa référence.

NOTRE CONSEIL: les ETF ont pour principal atout de pouvoir suivre un marché donné sans risque de contre-performance et avec une grande liquidité. Si la gestion en direct d’actions françaises peut être plus rémunératrice, l’achat d’un tracker est particulièrement indiqué pour suivre des marchés exotiques. Un tracker baissier comme le BX4 permet aussi de couvrir partiellement son portefeuille lorsque l’on craint une phase de baisse.

Francine Pernod

Francine Pernod

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