Retraite complémentaire: Ces aides méconnues que vous financez sans profiter

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Les caisses de retraite complémentaire disposent d’un arsenal d’aides financières pour les cotisants et les retraités. Pourtant peu de personnes les sollicitent.

Les caisses de retraite complémentaire disposent d’un arsenal d’aides financières pour les cotisants et les retraités. Pourtant peu de personnes les sollicitent.
Déménagement, emploi d’une aide à domicile, départ en vacances… autant d’actions qui pèsent sur votre budget. Pour vous aider à les financer, vous pensez parfois à contacter votre entreprise ou la Caisse d’allocations familiales (Caf). Mais savez-vous que votre caisse de retraite complémentaire peut également vous donner un coup de pouce ? D’après le rapport annuel de la Cour des comptes, publié mercredi 6 février, peu de personnes ont connaissance de ces dispositifs proposés par les institutions de retraite complémentaire comme AG2R La Mondiale, Malakoff-Médéric-Humanis ou encore Klésia, rassemblées au sein de la fédération Agirc-Arrco.

En 2017, près de 800.000 personnes ont sollicité ces aides soit près de 2,6 % de l’effectif total des cotisants et des retraités à l’Agirc-Arrco. Des chiffres faibles qui s’expliquent par une méconnaissance et un manque de lisibilité. Par exemple, pour la même aide, d’un organisme de retraite complémentaire à l’autre, les plafonds de ressources pour en bénéficier diffèrent. “Il importe, dès lors, que l’Agirc-Arrco mette en place un référentiel commun aux groupes, fixant un nombre limité d’aides et en contrôle l’application”, encourage la Cour des comptes.

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Les Sages de la rue Cambon estiment aussi que le trop grand nombre de dispositifs défavorise leur utilisation. Initialement proposés aux retraités, depuis les années 2000 ils sont ouverts à l’ensemble des cotisants avec notamment des aides à la scolarité, au paiement d’une mutuelle ou encore avec un soutien aux aidants et au retour à l’emploi des publics les plus fragiles. “Ces dispositifs sont dilués dans une multitude d’interventions pour lesquelles d’autres acteurs sont à la fois mieux armés et plus légitimes”, dénonce la Cour des comptes. Pour illustrer ce propos, le rapport prend l’exemple des Espaces-emplois qui ont accompagné, en 2017, 2.177 demandeurs d’emploi de longue durée. “Dans un champ où agissent d’ores et déjà Pôle Emploi et l’association pour l’emploi des cadres (Apec) par exemple”, pointe le document. Pour cette raison, l’institution estime qu’un recentrage des actions vers les retraités est indispensable et qu’il doit être “mis en oeuvre dès les orientations prioritaires 2019-2023”.

Si peu de cotisants et de retraités utilisent ces aides, tous les salariés les financent via un prélèvement de 0,6% sur leurs cotisations retraite complémentaire. Les ressources disponibles pour l’ensemble de ces dispositifs s’élèvent à 442 millions d’euros. “Un chiffre surdimensionné qui couvre des frais de gestion disproportionnés”, alertent les magistrats avant d’ajouter : “ces sommes viennent aussi constituer des réserves dont l’ampleur n’est pas justifiée”. Pour l’institution, il serait donc envisageable de revoir ce budget à la baisse. Un choix qui aurait un impact direct sur le portefeuille des salariés puisqu’il leur permettrait de bénéficier “d’une réduction des prélèvements sur cotisation”.

Francine Pernod

Francine Pernod

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