Deutsche Bank pointée du doigt pour la légèreté de certains contrôles internes

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Selon le Financial Times, certains traders licenciés début juillet auraient continué à avoir accès aux serveurs de la banque et pouvaient donc consulter des données, y compris sensibles. La direction a lancé une enquête et affirme désormais que ce n'est plus possible.

Cela ressemble un peu à un effet domino… une mauvaise nouvelle en entraîne d’autres. 
Une semaine après avoir annoncé ses pires pertes depuis 2015

, Deutsche Bank est pointée du doigt pour son manque de rigueur dans la protection des données de certains clients.
Selon le Financial Times, en effet, lors de 
son vaste plan de réduction d’effectifs annoncé début juillet

(pas moins de 18.000 personnes licenciées), les services informatiques de la banque allemande n’ont pas été assez scrupuleux. Et n’auraient pas désactivé les accès et mails de certains des traders qui ont été remerciés et sont déjà partis.
Une cinquantaine d’entre eux au moins, jusqu’à il y a peu employés à Londres et New York, ont ainsi eu l’occasion de continuer à bénéficier des données de la banque. De quoi lancer une enquête interne.
Tout en reconnaissant qu’un « petit nombre d’employés ont continué d’avoir accès à leurs courriels de travail au moyen d’appareils personnels pendant une période limitée », un responsable de la Deutsche Bank assure que désormais cet accès n’est plus possible. Et se veut rassurante en affirmant que tous les mails envoyés ont été « examinés » et qu’ils ne contenaient aucune « information sensible » et que donc il n’y avait pas eu d’action répréhensible.
450 mails envoyés par un seul trader
Pour autant, si Deutsche Bank n’est sans doute ni la première, ni la dernière entreprise, à ne pas supprimer rapidement tous les accès à ses serveurs de ses anciens collaborateurs, le Financial Times souligne cependant que l’un des traders licenciés aurait envoyé pas moins de 450 messages en se connectant à distance.
Qui plus est, le quotidien britannique avait déjà, il y a près d’un mois, révélé des défaillances dans le contrôle des opérations de blanchiment ou de chèques et paiements électroniques importants.
Des lacunes qui expliquent sans doute pourquoi, dans le cadre de sa restructuration, la banque allemande s’est engagée à débourser quelque 4 milliards d’euros pour améliorer ses contrôles internes.

Francine Pernod

Francine Pernod

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