Le jargon du bureau : “growth hacker”

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Ce côté débrouille pour attraper des clients fait d’eux des corsaires du Web.

Dans le cadre du développement de ses activités, Arigoldy, une agence digitale, recherche un digital marketer/growth hacker. DS Automobiles recherche, de son côté, un chef de projet digital/growth hacker. Qui est ce «growth hacker» apparu depuis peu dans les start-up et les entreprises qui veulent jouer les jeunes pousses? De l’anglais growth (croissance) et hack (entrer par effraction), un growth hacker est un développeur d’affaires aux méthodes peu conventionnelles. Grâce à sa technique, il va plus vite que les autres. Le premier «hack»(coup de maître) de l’histoire est un investisseur qui avait suggéré aux fondateurs de Hotmail de rajouter «P.S.: I love you. Get your free email at Hotmail» à la fin de tous les mails. Le nombre d’utilisateurs de la messagerie électronique avait explosé. Ce côté débrouille pour attraper des clients fait des growth hackers des corsaires du Web.
Les entreprises laissent ces filous bidouiller à la limite du consentement tant qu’ils obtiennent de la croissance. Le growth hacker serait pâle, introverti et aurait la réputation de craquer les fichiers de la CIA et votre profil Amazon. Dans les faits, c’est plus un MacGyver de la prospection commerciale. Il va, par exemple, rechercher les tags des solutions concurrentes et envoyer aux internautes une proposition d’essai gratuit pour la sienne. Le VRP mettait le pied dans la porte pour vendre ses encyclopédies. Le growth hacker, lui, pénètre dans les fichiers pour récupérer des clients. L’évolution du terme colle à la diffculté de la fonction: les audiences, éparpillées sur le Web, sont plus dures à aller chercher.
Aujourd’hui, le growth hacker est plus growth que hacker. Il tâtonne. Il n’a pas le «hack» (la technique) suprême, il optimise. Il a les joues roses, du leadership et respecte les RGPD. Il a des objectifs à atteindre et des indicateurs de notoriété à fournir. Il ne «hacke» pas le système, il structure un CRM. Bref, c’est un bon marketeur.
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Alexandre des Isnards est auteur du “Dictionnaire du nouveau français” (Allary Editions)

Francine Pernod

Francine Pernod

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