Donald Trump accusé d’avoir fait chanter l’Ukraine pour nuire à son rival à la présidentielle 2020

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Face aux appels croissants à le destituer, Trump nie toute pression sur l'Ukraine.

Donald Trump est à nouveau dans la tourmente, à 14 mois du prochain scrutin présidentiel. Le président républicain est accusé d’avoir fait pression sur l’Ukraine pour tenter de nuire à son rival politique Joe Biden. Des accusations qu’il s’est employé à nier, balayant la menace d’une procédure de destitution malgré les appels de plus en plus pressants agitant l’opposition démocrate. Alors même que la pression monte sur les chefs démocrates du Congrès américain pour qu’ils lancent cette procédure explosive, le président républicain a affirmé ne pas prendre “du tout au sérieux” cette perspective.
Passant à l’offensive, il a du même coup tenté de retourner les projecteurs sur Joe Biden, ancien vice-président de Barack Obama, favori de la primaire démocrate et donc l’un de ses sérieux rivaux potentiels pour la présidentielle de 2020. “Si un républicain disait ce que Joe Biden a dit, il aurait droit à la chaise électrique immédiatement”, a poursuivi le dirigeant de la première puissance mondiale.L’opposition soupçonne Donald Trump d’avoir, lors de cette conversation, profité de sa position pour pousser M. Zelensky à enquêter sur Joe Biden, en utilisant notamment une aide militaire comme levier de pression.
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Le président républicain dément. Affirmant que sa conversation avec M. Zelensky avait été “très honnête”, il a dit “espérer” que sa retranscription puisse être publiée. Les démocrates réclament en outre que la Maison Blanche livre au Congrès le signalement présenté en août par un mystérieux lanceur d’alerte, membre des services de renseignement américains, pour sonner l’alarme sur cet appel.
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Les responsables ont reçu pour instruction de dire aux parlementaires que ce gel était lié à “un processus inter-organismes” sans fournir d’autres informations, selon le Washington Post. Ils concernent “les tentatives du président et de son avocat personnel, Rudy Giuliani, de demander l’aide d’un pouvoir étranger afin d’intervenir dans l’élection présidentielle de 2020”, accusent les démocrates.
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La Chambre des représentants, à majorité démocrate, serait chargée d’ouvrir cette procédure de mise en accusation. Puis le Sénat, contrôlé par les républicains qui restent en majorité fidèles à M. Trump, serait chargé du “procès”. Plusieurs autres élus démocrates influents au Congrès, également réticents jusque-là, semblent suivre la même tendance.
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Une date butoir se profile : l’audition publique prévue jeudi du directeur par intérim du renseignement national (DNI) Joseph Maguire. Nancy Pelosi veut qu’il livre à cette occasion les détails du signalement. Chez les candidats démocrates à la Maison Blanche, l’étoile montante Elizabeth Warren a de nouveau appelé ce week-end à lancer une procédure de destitution.
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Est-il convenable pour un président de parler de Joe Biden à un dirigeant étranger? “Non”, a tranché le sénateur républicain Marco Rubio à l’AFP. “Mais cela est différent d’une faute passible d’une procédure de destitution”, a-t-il immédiatement ajouté.
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Francine Pernod

Francine Pernod

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