Un collectionneur d’art réclame une fortune à son assureur après deux incendies

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Il explique avoir perdu pour 10 millions d’euros d’œuvres d’art, mais son assureur refuse de l’indemniser pour l’instant.

“Il y avait des céramiques, des toiles, des manuscrits, des tapis, des calligraphies, des enluminures, des miniatures.” Au moment de faire l’inventaire de tout ce qu’il a perdu, la liste est longue pour Ali Towhidi Fard. Le Parisien revient sur le conflit qui oppose ce collectionneur d’art à Pacifica, son assurance habitation. Cette filiale du Crédit Agricole refuse pour l’instant de l’indemniser, alors qu’il raconte avoir perdu pour 10 millions d’œuvres d’art islamique après deux incendies qui ont touché son appartement à Créteil, dans le Val-de-Marne.
L’histoire remonte à 2017. Alors qu’il doit envoyer 1.700 pièces à un futur musée à Istanbul, il décide de les stocker dans son appartement. En mai, un premier incendie se déclare en raison d’une bougie mal manipulée. “Ce premier incendie, ce n’était pas grave, il y avait juste un petit peu de fumée. Mais on m’a dit : ‘Pour la décontamination, il faut enlever tous les tapis et les œuvres, et tout mettre dans ma chambre. Ça ne durera qu’une semaine, on viendra la semaine prochaine pour nettoyer’”, assure Ali Towhidi Fard.
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“J’ai connu des plans plus diaboliques”
Sauf que rien ne sera fait. Trois mois plus tard, un incendie, dont l’origine n’est pas précisée, ravage cette fois son appartement. La totalité des œuvres part en fumée. “S’ils étaient intervenus plus tôt, tous ces biens n’auraient pas été entreposés dans la chambre. Il y aurait peut-être eu un incendie, mais pas avec autant de dégâts”, assène Me Stéphane Choyez, l’avocat du collectionneur d’art. Celui-ci réclame le paiement de la garantie inscrite dans son assurance habitation, soit un peu plus de 295.000 euros.
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Une somme que l’assureur refuse de payer pour l’instant, pour une raison qui n’est pas précisée par Le Parisien. Du côté de Pacifica, on refuse de commenter cette affaire, alors que le dossier est toujours en cours d’instruction. Face aux possibles accusations d’escroquerie à l’assurance, la parade est déjà toute trouvée dans le camp d’Ali Towhidi Fard : “Sacrifier 10 millions d’œuvres pour obtenir 295.000 euros d’indemnisation, j’ai connu des plans plus diaboliques”, ironise son avocat, glissant au passage que l’assureur n’aurait pas déposé de plainte pour “escroquerie”.

Francine Pernod

Francine Pernod

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