Crédit Lombard : définition et fonctionnement

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Pratiqué dès le moyen-âge par les marchands du Nord de l’Italie, le crédit lombard est un prêt garanti par le nantissement d'actifs principalement mobiliers : actions, obligations, Sicav, fonds communs de placement, etc.

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Le prêt (ou crédit) Lombard est un crédit adossé. Il permet à un particulier ou à une entreprise d’obtenir une avance de trésorerie sur une durée de 1 à 4 ans à condition de mettre en gage certains actifs, le plus souvent des valeurs mobilières.

Le montant prêté dépend de la sûreté du placement.

A l’issue du prêt, si l’emprunteur rembourse les sommes avancées, il récupère les actifs nantis. A défaut, ceux-ci deviennent la propriété du prêteur qui peut les céder pour se dédommager à hauteur du capital restant dû.

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Le crédit lombard permet d’utiliser une large gamme de produits de crédit garantis par un portefeuille de valeurs mobilières.

Le détenteur des actions conserve la propriété des actifs nantis et reçoit les intérêts et dividendes produits par ces actifs. Cette formule s’adresse donc aux investisseurs à la recherche d’un effet de levier ou qui ont besoin de liquidités à court terme.

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Le taux d’un crédit lombard est généralement corrélé à l’Euribor, le taux auquel les banques européennes se prêtent de l’argent entre elles à échéance de 3 mois. La banque ajoute une marge (+ ou – 1 %) à l’Euribor. Au final, le prêt lombard revient souvent plus cher qu’un crédit conventionnel.

Le montant maximal du crédit octroyé dépend de la valeur d’avance du portefeuille. Plus les actifs sont risqués, moins le montant du prêt sera élevé. Généralement, la banque prête :

A l’échéance du prêt, l’emprunteur rembourse cette avance de trésorerie, par exemple grâce à la vente de ses actifs. Si ce n’est pas le cas, les garanties deviennent propriété du prêteur.

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Cette formule permet à un investisseur de conserver son portefeuille de valeurs mobilières et continuer à bénéficier de sa performance à travers le versement des dividendes, des coupons, etc. Il peut profiter de l’avance de trésorerie pour exercer un levier sur son portefeuille ou saisir des opportunités d’investissement, honorer la marge de sécurité de produits financiers, etc.

Les valeurs patrimoniales remises en nantissement étant sujettes aux variations des marchés boursiers, l’investisseur s’expose aussi à des risques potentiels découlant de la volatilité du marché ou d’une exposition éventuelle au crédit lié aux produits dérivés.

Si la valeur des actifs placés en portefeuille diminue, par exemple suite à des turbulences sur les marchés, la banque prêteuse peut demander des garanties supplémentaires, voire la liquidation de garanties existantes.

Francine Pernod

Francine Pernod

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