Réforme des retraites : les rencontres avec les syndicats servent-elles vraiment à quelque chose ?

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Même si l’Unsa n’était pas demandeur d’une réforme des retraites, le syndicat participe aux concertations lancées il y a plus de 18 mois. Une façon de faire entendre ses points d’opposition sans garantie pourtant qu’ils soient retenus.

Ils ont décidé de ne pas pratiquer la politique de la chaise vide. Même si l’Unsa ne voulait pas d’une réforme systémique, le syndicat a choisi de participer aux négociations jusqu’au bout. “Notre objectif principal est de corriger les injustices qui existent dans le système actuel”, souligne Dominique Corona, négociateur retraite pour le syndicat. Il cite par exemple la naissance d’un enfant qui ne rapporte pas la même chose en durée d’assurance pour la retraite dans le public et dans le privé. Mais, pour lui, ces corrections auraient très bien pu se faire dans le régime actuel.
Avant de refonder tous les régimes, la priorité est de les faire converger. “Beaucoup de choses en ce sens ont déjà été faites”, constate Dominique Corona. Pour illustrer son propos, il donne l’exemple des salariés et des fonctionnaires qui ont désormais un même taux de cotisations. De telles réformes sont aussi en cours dans les régimes spéciaux comme ceux de la SNCF ou de la RATP. “On aurait pu négocier une convergence plus rapide, rassembler pour ensuite transformer. Mais on a décidé de faire l’inverse”, regrette le syndicaliste.
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L’Unsa profite des rencontres avec le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, pour mettre le doigt sur tous les points de crispation. “Nous avons de grandes inquiétudes face à cette réforme. A nous de tout faire pour les effacer”, estime Dominique Corona. Il juge les rencontres avec le haut-commissaire constructives. “Ils entendent nos arguments mais je ne sais pas s’ils les intègrent”, ironise-t-il. Il donne comme exemple le minimum de pension qui, pour le haut-commissaire devrait représenter 85% du Smic. “On lui a dit non, pour nous il faut aller jusqu’à 100% du Smic”, relate Dominique Corona.
Les syndicats doivent encore discuter Jean-Paul Delevoye jusqu’à la fin de l’année. Ensuite, arrivera le temps de la rédaction du projet de loi. “Sur un sujet aussi anxiogène, les Français doivent être informés du pré-projet de loi. Il faut qu’il soit présenté en début d’année prochaine”, espère le syndicaliste.
>> Retrouvez l’intégralité de l’émission retraite.

Francine Pernod

Francine Pernod

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