L’hypertaxation de nos cigarettes et de notre essence

Share on facebook
Share on google
Share on twitter
Share on linkedin

Selon une étude réalisée par le think-tank Molinari, les cigarettes et l'essence sont excessivement surtaxées en France.

L’automobiliste et le fumeur français pris pour “des vaches à lait” ? C’est le résultat de l’étude réalisée par le think-tank libéral Molinari, titrée “La fiscalité sur les carburants et les cigarettes, comment l’automobiliste et le fumeur ont été transformés en vaches à lait”, et.relayée en exclusivité par Le Figaro. Le constat est sans appel : ces deux produits sont excessivement taxés par l’État. Selon l’étude, les taxes appliquées sur les cigarettes pèsent jusqu’à 554 % du prix de vente hors taxe (HT). Quant aux carburants, elles atteignent 166 % du prix HT pour le SP 95 et 141 % pour le gazole.
⋙ Lire aussi Prix du tabac : certains paquets de cigarettes à 10 euros dès la fin de semaine
De quoi rapporter gros à l’État. Ainsi, selon l’institut, les recettes fiscales atteignent 60 milliards d’euros, alors que l’essence et les cigarettes sont bien loin d’être les produits les plus consommés par les ménages en France. “C’est 21 % de la fiscalité des biens et services alors que les carburants et le tabac représentent 3,6 % de la consommation des ménages”, assure Cécile Philippe, présidente de l’institut Molinari, relayée par Le Figaro. Sur ces 60 milliards d’euros, 14 milliards sont issus de la TVA, 33 milliards de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) et 13 milliards des droits de consommation sur le tabac (DCT).
⋙ Lire aussi Taxe sur les carburants : agriculteurs, chauffeurs de taxis et routiers paieront bientôt plus cher
“La double peine fiscale”
Autre particularité qui fait gonfler la facture pour le consommateur, ces prélèvements spécifiques, aussi appelés droits d’accise, sont eux aussi soumis à la TVA. Les taux de cette dernière sont donc bien plus élevés que le taux commun de 20 %. Ainsi, pour les carburants, ils représentent entre 40 à 44 % du prix HT et pour les cigarettes, entre 121 et 142 %. Des surtaxes qui ont été à l’origine du mouvement des “Gilets jaunes”. “On comprend mieux dans ce contexte l’extrême irritabilité des automobilistes ou des fumeurs vis-à-vis des augmentations de fiscalité”, souligne Nicolas Marques, directeur général de Molinari.
Comme le rappelle Le Figaro, en septembre dernier, l’UFC-Que Choisir dénonçait également dans une pétition en ligne “la double peine fiscale” infligée aux consommateurs.

Francine Pernod

Francine Pernod

Laissez vos commentaires!