Airbnb : pourquoi la mairie de Paris va voir le montant des amendes qu’elle perçoit s’effondrer

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Alors que deux millions d'euros d'amendes avaient été infligés à des loueurs sur Airbnb à Paris l'année dernière, seulement 298.500 euros d’amendes vont être perçus par la mairie de la capitale cette année.

C’est une chute violente des amendes qui va faire un trou dans les caisses de la mairie de Paris ! Alors que le montant des amendes infligées aux particuliers sur Airbnb avait atteint des records l’année dernière, avec une somme de deux millions d’euros adressés à des loueurs parisiens, cela va baisser drastiquement cette année. En effet selon les informations de BFM Paris, seulement 298.500 euros d’amendes seront perçus par Paris en 2019. La raison ? La justice française et européenne qui bloque les dossiers depuis le mois de février. En effet, c’est la plateforme de location entre particuliers Airbnb qui a saisi la Cour de justice de l’Union européenne contre la législation française.
Or en l’attente de la décision qui doit intervenir depuis plusieurs mois, la justice française a également mis en attente ses décisions sur les contentieux d’Airbnb. Les loueurs verbalisés ne sont pas sanctionnés financièrement par les amendes et peuvent continuer à mettre leur bien en location touristique. Une situation qui désarme la mairie parisienne et entraîne un réel manque à gagner pour la ville. L’adjoint d’Anne Hidalgo en charge du logement Ian Brossat espère toutefois que la justice va statuer en faveur des États et débloquer tous ces dossiers.
>> À lire aussi : Paris : Anne Hidalgo prête à interdire Airbnb dans certains quartiers
Il mise également sur la crainte d’une sanction future pour dissuader les loueurs parisiens. Mais hormis les amendes, les jugements sont aussi en forte baisse par rapport à 2018. Il y a eu 156 poursuites de loueurs sur Airbnb pour toute l’année 2018, pour 15 seulement sur les 6 premiers mois de l’année 2019. La Ville de Paris a transmis 210 dossiers cette année, dont 154 sont au Tribunal de grande instance, en sursis à statuer.
Les contrôles se durcissent pour la location de courte durée
Pourtant les loueurs sur Airbnb sont dans le viseur des législateurs français. Les contrôles se durcissent pour la location de courte durée. Un décret publié ce jeudi 31 octobre permet aux communes qui le souhaitent d’exiger que les plateformes de location saisonnière comme Airbnb leur communiquent, chaque année, la liste détaillée des logements loués par leur intermédiaire.

Francine Pernod

Francine Pernod

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