Déficits publics : la protection sociale n’est pas seule responsable

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Revenant sur les causes, avérées ou plus subtiles, des déficits budgétaires, Xerfi revient sur la mauvaise habitude consistant à considérer la protection sociale comme principal moteur de l’endettement des États.

Comme le rappelle Olivier Passet, on a tendance en France à considérer notre économie comme symptomatique de ce phénomène visant à corréler le poids de la protection sociale et celui des dépenses publiques. L’économie française est ainsi “double palme d’or de la dépense publique et de la dépense sociale parmi les pays de l’OCDE”, précise le directeur des recherches de Xerfi. Pour autant, s’interroge ce dernier, faut-il en tirer une loi générale, “associant générosité de l’État-providence, tendance au déficit et à la dérive de l’endettement public ?” Pour l’expert, la réponse est “non car c’est tout simplement contrefactuel.”
Pour nous en convaincre, l’économiste insiste sur le poids moyen des dépenses de protection sociale (des administrations publiques) dans le PIB, sur une décennie (2008-2017). Comme on pouvait l’attendre, la France combine à la fois forte dépense sociale et mauvaise maîtrise des déficits. A contrario “l’Australie combine, elle, faible dépenses de protection sociale et relative maîtrise des déficits.”, rappelle Olivier Passet. Mais “sorti de ces deux cas, c’est plutôt une corrélation inverse et contre-intuitive qui se dégage”. Selon lui, “il n’existe strictement aucune corrélation entre la nature du modèle social et le niveau d’endettement public d’une économie.” Voire, ce serait plutôt “la corrélation inverse qui semble l’emporter : plus de protection et d’investissement social est plutôt couplé à un plus haut degré de robustesse financière des États”. Pour en savoir plus, retrouvez en vidéo l’analyse complète d’Olivier Passet, pour Xerfi, ci-dessus.
Retrouvez toutes les vidéos de Xerfi sur XerfiCanal TV. Le groupe Xerfi est le leader des études économiques sectorielles. Il apporte aux décideurs les analyses indispensables pour surveiller l’évolution des marchés et de la concurrence, décrypter les stratégies et les performances des entreprises, en France comme à l’international. Retrouvez toutes ces études sur le portail de www.xerfi.com.

Francine Pernod

Francine Pernod

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