L’objectif du nouveau patron de la SNCF ? 30 minutes d’attente au guichet

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À la tête de l'entreprise ferroviaire depuis le 1er novembre, Jean-Pierre Farandou s'est fixé des objectifs pour l'été prochain.

“Il ne peut pas y avoir un bon service aux clients s’il n’y a pas de paix sociale dans l’entreprise”. Ces mots sont ceux de Jean-Pierre Farandou, patron depuis le 1er novembre de la SNCF, pour sa première interview avec un grand média français, le Journal du Dimanche. L’occasion de donner le ton et d’aborder clairement les grandes lignes de sa présidence. Et selon ses mots donc, ses priorités semblent être l’apaisement des tensions ressenties chez les cheminots et un service client plus qu’efficace.
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Et d’ailleurs sur ce deuxième point, le nouveau patron de l’entreprise se veut clair : “Je vais donner la consigne qu’au plus tard à l’été prochain, la durée maximale des queues aux guichets ne dépasse plus trente minutes”. Et pour cela, Jean-Pierre Farandou évoque la possibilité de “mettre plus de personnel au guichet”, car “il n’y a pas de magie”.
L’éternel problème de l’attente au guichet
Une annonce forte lorsque l’on sait que, depuis plusieurs années, au grand dam des cheminots et des syndicats, de nombreuses gares SNCF ont vu certains de leurs guichets fermer un à un en raison de suppressions des effectifs de vente, occasionnant des files d’attente de plus en plus longues notamment sur certaines périodes de l’année réputées chargées, comme les départs en vacances ou les fêtes de fin d’année.
Au tout début de l’été, dans de nombreuses gares parisiennes, les guichets étaient d’ailleurs submergés, certains clients ayant été contraints d’attendre une heure voire deux avant de pouvoir avoir en face de soi un agent de la SNCF. Guillaume Pepy, alors le patron de la compagnie, avait admis que ses agents avaient “été débordés”. L’entreprise avait réagi en déployant quelque 150 agents supplémentaires dans ses gares parisiennes afin de désengorger les guichets lors de cette période de grands départs en vacances.
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Outre l’attente en gare, Jean-Pierre Farandou a évoqué, dans le JDD, son souhait de faire mieux sur la ponctualité des trains : “Je ne veux plus aucun retard lié à des causes internes à la SNCF”. Une volonté qui devrait nécessiter une certaine réorganisation.

Francine Pernod

Francine Pernod

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