Le stopover, cette astuce pour visiter deux destinations au prix d’une seule

Share on facebook
Share on google
Share on twitter
Share on linkedin

Des compagnies aériennes proposent de prolonger de quelques jours la durée des escales lors d'un vol par correspondance. A la clé, la possibilité pour les voyageurs de découvrir une ville supplémentaire durant leur voyage, sans supplément.

L’escale peut-elle devenir un bon plan ? Si les passagers rechignent généralement à effectuer des vols par correspondance, car ils rallongent les temps de trajet, le “stopover” pourrait bien changer les mentalités. Le concept est simple : plutôt que de perdre du temps dans un aéroport à attendre votre prochain avion, les compagnies aériennes vous proposent de rester plusieurs jours sur place pour visiter la ville étape du trajet.
Vous partez au Chili ? Pourquoi ne pas faire d’abord escale trois jours à Rio de Janeiro pour profiter des plages de Copacabana ? Un voyage en Thaïlande ? C’est l’occasion de s’arrêter deux nuits à Doha pour découvrir les îles artificielles de cette ville construite au milieu du désert. Mais attention, quelques précisions sont à connaître pour en profiter pleinement : les compagnies privilégient les aéroports où elles possèdent un hub, c’est à dire leur plateforme de correspondance principale. C’est le cas de São Paulo pour Gol Transportes Aéreos, de Paris pour Air France et de Atlanta pour Delta Air Lines. Toutes les destinations ne sont donc pas accessibles.
>> Lire aussi : Algérie, Martinique, Guadeloupe… pourquoi le prix de certaines destinations va flamber
Un trajet multi-destinations sans frais supplémentaire
Pour en bénéficier, il suffit au moment de la réservation de choisir un trajet “multi-destinations”. Par exemple, si vous souhaitez vous rendre à Amsterdam quelques jours avant votre voyage au Mexique, vous devez choisir un premier billet Paris-Amsterdam, puis un deuxième billet Amsterdam-Mexico, et enfin un retour Mexico-Paris. De quoi réaliser une économie conséquente, car l’achat de ces billets séparément vous aurez coûté bien plus cher. Des frais peuvent s’appliquer, mais la plupart du temps, cette option est gratuite et ne fait pas grimper le prix du voyage. Il suffit de se renseigner auprès de la compagnie. Alitalia et Qatar Airways proposent par exemple cette option gratuitement pour visiter Rome et Doha.
>> Lire aussi : Régulation d’AirBnb, faillite de Thomas Cook… le ministre du tourisme se confie à Capital
S’il n’est pas possible de réserver en ligne, vous pouvez contacter une agence de voyage et demander à réserver un vol sec avec une escale de plusieurs jours dans la destination de votre choix, si l’option est prévue dans le plan de vol. Certaines compagnies organisent même des séjours tout compris, avec des tarifs préférentiels pour les passagers qui choisissent de faire une escale, comme le relève Le Figaro. Finnair, Air Canada, Icelandair, TAP ou encore Singapore Airlines proposent ainsi des attractions, des visites guidées ou des hébergements à des prix attractifs pour leurs clients.
Prévoyez un bagage à mains et un visa
Attention toutefois, car cette petite astuce a ses limites : vous ne pourrez pas récupérer votre valise en soute le temps de l’escale. Ce dernier sera directement expédié à votre destination finale, comme c’est la règle avec les bagages en cas de correspondance. Pensez donc à prévoir le nécessaire dans votre bagage cabine, afin de ne pas vous retrouver pris au dépourvu durant votre escale.
>> Lire aussi : Vacances : voici les destinations préférées des Français pour l’hiver
Second point de vigilance, assurez vous également d’avoir un visa en règle pour pouvoir profiter de votre escale. Même pour 48 heures, vous ne pourrez pas sortir de l’aéroport si les autorités locales ne vous y autorisent pas. Pour en avoir le coeur net, vérifiez avant votre départ si votre escale nécessite la constitution d’un nouveau visa. Attention également aux frais sur place : si une petite virée de deux jours dans une capitale européenne ne devrait pas faire exploser le budget, un arrêt plus long à New-York ou Hong-Kong peut rapidement faire grimper la facture.

Francine Pernod

Francine Pernod

Laissez vos commentaires!