Viennoiseries, surgelés… ces produits bourrés d’additifs

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Un état des lieux inédit de la présence de ces substances dans les produits transformés a été publié par l'Agence de sécurité sanitaire ce mercredi 20 novembre. Il révèle que 78% d’entre eux mentionnent au moins un additif dans leur liste d’ingrédients.

C’est un bilan de l’utilisation des additifs inédit de par son ampleur et sa durée. En effet, une étude de l’Agence de sécurité sanitaire publiée ce mercredi 20 novembre a recensé les additifs utilisés dans 30.000 produits transformés de l’industrie agroalimentaire depuis 10 ans. Comme le rapporte France Inter, sur la période allant de 2008 à 2016, 78% des produits analysés mentionnent au moins un additif dans leur liste d’ingrédients. Plus de la moitié des aliments, 53%, contiennent trois additifs, et 4% en détiennent même plus de 10, à l’image des viennoiseries.
“C’est le cas des viennoiseries, des desserts surgelés, les produits traiteurs frais et les glaces et surgelées”, détaille en effet Céline Ménard, responsable de l’Observatoire qualité des aliments (OQALI) à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. Dans le détail, on apprend que les industriels recourent à un petit nombre d’additifs sur les 400 autorisés par l’Union européenne. Ainsi, ils sont 46 à être privilégiés dans les produits transformés des marques. Les trois que les industriels utilisent le plus sont l’acide citrique E330, qui régule l’acidité et est présente dans 23% des produits, des amidons modifiés utilisés comme épaississants dans 22% des produits et des lécithines E322, émulsifiants présents dans 17% des produits.
>> Lire aussi – Additifs, pesticides, perturbateurs endocriniens… quels effets sur la santé ?
En pratique, on apprend de l’étude de l’ANSES que ce sont les marques nationales qui contiennent le plus d’additifs. Les marques telles que Danone ou Nestlé sont 27% à utiliser ces substances ajoutées, contre 19% pour les marques de distributeurs, les produits premiers prix et les produits issus du hard discount. Cet état des lieux exhaustif sera transmis à l’Agence européenne de sécurité des aliments qui doit évaluer les risques associés à ces substances ajoutées. En effet l’instance procède actuellement à la réévaluation des additifs autorisés avant 2009.
Ils pourraient augmenter de plus de 10% les risques de développer un cancer
Diabète, obésité, troubles du comportement, cancers… Ces ajouts chimiques dans nos aliments sont souvent pointés du doigt pour leurs effets délétères sur notre santé. En effet, ils pourraient augmenter de plus de 10% les risques de développer un cancer dans le cas d’une surconsommation de 10% de produits “ultra-transformés”, selon une étude française. Ces substances sont aussi soupçonnées de jouer un rôle dans le développement de certaines maladies auto-immunes.

Francine Pernod

Francine Pernod

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