Une famille sur deux incapable de financer un logement à son enfant étudiant en dehors de sa région

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Selon une étude de la fondation Jean Jaurès et de Chemins d'Avenirs réalisée par l'Ifop, une famille sur deux n'a pas les moyens de financer un logement à son enfant en dehors de sa région ou de son académie pour qu'il y fasse ses études.

C’est un constat alarmant en plein débat sur la précarité étudiante. Un sondage révélé ce mercredi 20 novembre par franceinfo assure qu’une famille sur deux n’a pas la possibilité de financer un logement à son enfant en dehors de sa région ou son académie. Cette étude de la fondation Jean Jaurès et de l’association Chemins d’Avenirs a été réalisée par l’Ifop “auprès des jeunes de 17 à 23 ans sur leurs choix d’orientation et leur rapport à l’avenir”. Un chiffre fort à deux jours du déplacement d’Emmanuel Macron dans la Somme portant sur la jeunesse.
Quand on leur demande : “Vos parents peuvent-ils ou pouvaient-ils financer le fait que vous soyez obligé de prendre un logement pour suivre des études qui ne se situent pas à proximité de chez eux ?”, 48% des sondés répondent “non”. Selon Jérémie Peltier, directeur des études à la Fondation Jean Jaurès, “la part du budget consacré au logement est aussi aujourd’hui la part la plus importante pour les familles”. Une étude qui révèle également les disparités territoriales en la matière. Alors que 47% des jeunes qui habitent en centre-ville répondent que leurs parents n’ont pas les moyens de leur financer un logement en dehors de leur région, le chiffre monte à 56% pour les jeunes qui vivent en zone rurale.
31% des jeunes ont renoncé à une formation en raison de la distance de leur domicile
Faute de moyens pour se loger, plus d’un tiers des jeunes interrogés (31%) assurent avoir dû renoncer à une formation en raison de la distance de son domicile. De manière générale, le lieu de résidence de la famille a influencé les choix en matière d’orientation scolaire et universitaire de plus de la moitié (52%) des jeunes interrogés pour ce sondage. Toutefois, Salomé Berlioux, nommée par le ministre de l’Éducation nationale à la tête d’une mission de réflexion sur la jeunesse des villages, tient à relativiser l’aspect économique de ces choix.
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Selon elle, si “la question matérielle est importante, le frein psychologique est également majeur”. “À résultat académique équivalent à l’échelle nationale, les jeunes des territoires ruraux et des petites villes vont souvent avoir tendance à s’auto-censurer au moment d’imaginer leur avenir ailleurs”, assure-t-elle. Elle estime que “lorsqu’on n’a pas l’habitude de fréquenter un autre territoire que le sien, cela fait peur”.

Francine Pernod

Francine Pernod

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