L’école de Thomas Pesquet recrute des volontaires pour simuler des vols lunaires

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Les heureux élus devront rester confinés pendant huit mois dans un habitat situé en banlieue de Moscou. Le but : faire avancer les connaissances sur les futures missions spatiales de longue durée.

Un “job de rêve” pour certains, un véritable cauchemar pour d’autres. L’institut supérieur de l’aéronautique (ISAE-SUPAERO) est à la recherche de volontaires pour participer à une simulation de mission lunaire, explique France Inter. L’école qui a formé l’astronaute français Thomas Pesquet a lancé un appel à candidatures pour recruter deux personnes, un titulaire et un suppléant, pour une nouvelle expérience : simuler un voyage vers la Lune, une mission en orbite autour du satellite, un alunissage, des explorations puis un retour sur Terre. Le tout accompagné de quatre autres cobayes pour une durée de huit mois.
Pour candidater à la mission Sirius-20/21, il faut remplir plusieurs critères : être en bonne santé et parler russe. Il ne faut pas non plus être claustrophobe puisque les heureux élus vont passer plusieurs mois confinés dans un espace aussi petit qu’un vaisseau spatial. Autre impératif : avoir un bac+4 minimum dans le domaine aérospatial et être âgé entre 28 et 55 ans pour une taille inférieure à 1,80 m. Enfin, des connaissances médicales seraient un gros plus.

Intéressé par une mission de simulation d’exploration spatiale en Russie? Volontaire pour 240 jrs d’expériences scientifiques uniques? Le projet #SIRIUS2020 porté par #IMBP & @NASA est une formidable opportunité! Infos ➡ ISAE-SUPAERO (@ISAE_officiel) November 8, 2019

Cobayes sous surveillance
Avec cette expérience, menée en Russie avec l’Institut des Problèmes Biomédicaux de Moscou (IPBM) et le Centre national d’études spatiales (CNES), les scientifiques veulent étudier “l’impact du confinement et de l’isolation sur les performances des équipages”. Pour cela, les cobayes seront constamment sous surveillance pour collecter des données physiologiques, psychologiques et technologiques.
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Pour le moment, l’institut a reçu une dizaine de candidatures. Les dossiers peuvent être déposés jusqu’au 9 décembre prochain. Côté rémunération, elle est encore en discussion, mais les volontaires seront “nourris, logés, pris en charge au niveau des assurances, etc.”, précise à France Inter Stéphanie Lizy-Destrez, enseignante-chercheuse à l’ISAE-SUPAERO, chargée du recrutement des volontaires.
Une première expérience qui peut également ouvrir des portes. Le Français Romain Charles, qui avait participé à une expérience similaire pour une simulation martienne (MARS 500) entre juin 2010 et novembre 2011, assiste désormais les astronautes et leur famille dans le quotidien.

Francine Pernod

Francine Pernod

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