Départ à la retraite : cette stratégie pour vous faire racheter des trimestres

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Racheter des trimestres peut vous permettre de partir avec une retraite à taux plein, même si vous n’avez pas cotisé suffisamment. Une démarche que vous pouvez négocier avec votre employeur.

Si vous partez en retraite sans avoir la durée d’assurance requise correspondant à votre génération, votre retraite sera moins élevée que celle que vous pourriez avoir en ayant “tous” vos trimestres. D’où la tentation de travailler quelques mois, voire quelques années de plus, jusqu’à réunir le nombre de trimestres nécessaires pour pouvoir partir avec une retraite à taux plein … A moins de pouvoir racheter le nombre de trimestres qui vous manque. En augmentant artificiellement votre durée d’assurance, vous pourrez partir plus tôt (mais pas avant 62 ans) avec la même retraite que celle que vous auriez eu en travaillant jusqu’au bout.
Mais racheter des trimestres à quelques mois de la retraite coûte cher : entre 3.000 et 6.000 euros le trimestre selon le niveau de vos revenus professionnels et l’option choisie. Vous pouvez déduire le coût du rachat de votre revenu imposable, en totalité. Il n’y a pas de plafond de déduction, comme avec les produits d’épargne retraite, et l’économie d’impôt apportée par cette déduction n’est pas prise en compte dans le plafonnement global des niches fiscales de 10.000 euros.
Seul inconvénient : racheter vos trimestres à la dernière minute, vous prive de la possibilité d’étaler vos paiements, car il faut avoir tout payé avant de pouvoir demander le versement de votre retraite. Si vous n’avez pas les sommes nécessaires sachez qu’il est parfois possible de monétiser les droits inscrits sur un compte épargne temps pour racheter des trimestres, certaines entreprises offrant même un abondement aux salariés qui profitent de ce dispositif.
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A défaut, n’hésitez pas à en parler à votre employeur surtout s’il vous pousse gentiment vers la sortie. Car même si vous avez atteint ou dépassé 62 ans, il n’a pas le droit de vous mettre à la retraite. Ce serait considéré comme un licenciement abusif. Il ne peut vous mettre à la retraite qu’à partir de 67 ans, et à condition que vous soyez d’accord pour partir. Vous racheter quelques trimestres lui coûtera moins cher que de vous garder jusqu’au bout, surtout si vous êtes bien payé, et lui offrira l’opportunité de rajeunir sa pyramide des âges. Cela peut aussi lui éviter une rupture conventionnelle qui risque de lui coûter très cher car l’indemnité de rupture qui est normalement exonérée de charges sociales y est intégralement soumise si vous avez dépassé 62 ans.
Il n’existe pas de procédure spécifique. L’employeur peut libeller le chèque correspondant au montant du rachat à l’ordre de l’assurance retraite ou vous verser une prime exceptionnelle du même montant. Dans un cas comme dans l’autre, les sommes en question supporteront les cotisations sociales et seront soumises en totalité à l’impôt sur le revenu. Mais comme vous pourrez ensuite les déduire de votre revenu imposable, l’opération sera neutre fiscalement. Elle vous aura permis d’engranger quelques points de retraite supplémentaire grâce aux cotisations retraite payées sur la prime exceptionnelle !
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Francine Pernod

Francine Pernod

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