Covoiturage, autopartage, vélo… comment préparer la grève du 5 décembre

Share on facebook
Share on google
Share on twitter
Share on linkedin

Si les alternatives aux transports en commun et au train sont nombreuses en Île-de-France, le covoiturage et l’autopartage demeurent les solutions les plus avantageuses au niveau national.

Votre patron refuse le télétravail alors que les transports seront fortement perturbés le 5 décembre ? À Paris, comme en province, certaines alternatives peu coûteuses sont possibles pour vous rendre au bureau. Si dans les grandes villes, les citadins peuvent opter pour les trottinettes électriques ou les vélos en libre-service, les choses se compliquent en proche et lointaine banlieue où les solutions de micromobilité se font plus rares. Notamment pour les travailleurs habitués des RER ou TER en région pour se rendre sur leur lieu de travail. Pour ces derniers, mieux vaut se tourner vers le covoiturage ou l’autopartage. Capital passe en revue les alternatives les plus intéressantes sur le territoire.
>> A lire aussi – Grève du 5 décembre : pourquoi beaucoup d’écoles pourraient être fermées
Covoiturage : des trajets gratuits ou remboursés
A l’approche de la grève générale du jeudi 5 décembre, plusieurs applications de covoiturage invitent les conducteurs à partager les places libres de leurs voitures. Blablalines, l’offre spécialisée dans les trajets domicile-travail proposée par Blablacar partout en France, anticipe d’ailleurs une forte demande sur sa plateforme. Contacté par Capital, l’entreprise estime que son nombre d’utilisateurs inscrits sera multiplié par dix pendant la grève. Le service avait déjà connu un fort pic d’inscription en septembre lors d’une grève de la RATP qui avait paralysé l’ensemble du réseau francilien. En général, les conducteurs reçoivent entre un et cinq euros par trajet. En Île-de-France, comme l’a annoncé la présidente de la région Valérie Pécresse au JDD, les trajets effectués via Blablalines et d’autres applications de covoiturage telles que Klaxit, Karos, OuiHop et Covoit’ici seront remboursés pendant la grève. A noter que l’application Blablalines offre en ce moment-même des covoiturages gratuits aux passagers sur l’ensemble du territoire.
>> A lire aussi – La moitié des Français soutient la grève du 5 décembre
Autopartage : place aux codes promo
Les travailleurs pourront aussi opter pour les solutions d’autopartage à compter du 5 décembre et tout au long de la grève si celle-ci se poursuit pendant plusieurs jours. Le leader européen de l’autopartage, Getaround (anciennement Drivy), a déjà anticipé en annonçant le code promo “JOURSDEGREVE” pour les nouveaux utilisateurs inscrits sur sa plateforme. Ces derniers bénéficieront de 20 euros offerts. Contrairement à Communauto et Free2move qui opèrent uniquement en région parisienne, Getaround propose des solutions d’autopartage partout en France. De quoi soulager certains travailleurs en région, habitués d’emprunter les TER pour se rendre sur leur lieu de travail. Sur l’application Getaround, on trouve de nombreux véhicules disponibles à proximité pour moins de dix euros de l’heure. En partenariat avec la RATP, les solutions d’autopartage franciliennes Communauto et Free2Move lancent des codes promo pendant la grève. Le premier, “RATPCOMMUNAUTO”, propose un tarif unique à 22 euros pour 10 heures et 70 kilomètres de trajet. Le second, “RATPF2M”, offre une heure de location pour toute nouvelle inscription.
>> A lire aussi – En prévision de la grève, la SNCF bloque la vente des billets du 5 au 8 décembre inclus
Vélos : les bons plans franciliens
La solution deux roues, électrique ou mécanique, est surtout envisageable en région parisienne plutôt qu’en province. Si les vélibs en libre-service risquent d’être tous empruntés très rapidement, Ile-de-France Mobilités offre un mois gratuit à Veligo, le service de location de vélos électriques, lancé dans la région en septembre 2019. Le vélo, loué pour une durée de six mois, est livré soit à domicile, soit à un des 250 points retrait entre 3 et 10 jours. Attention, pour ceux qui envisagent de souscrire un abonnement pour une plus courte durée, juste en prévision de la grève en décembre, c’est le sixième et dernier mois de location qui sera offert par Île-de-France Mobilités. Afin d’encourager les Franciliens à se déplacer régulièrement à vélo, Valérie Pécresse a aussi annoncé une prime à l’achat de 500 euros pour l’acquisition d’un vélo à assistance électrique (VAE).

Francine Pernod

Francine Pernod

Laissez vos commentaires!