Brexit, second referendum… Quels scénarios pour le Royaume-Uni ?

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Avec les élections législatives anticipées du 12 décembre, le Royaume-Uni va décider à nouveau de l'avenir de sa relation avec l'Union européenne. Voici les différents scénarios.

Brexit ou nouveau référendum ? Le scrutin du 12 décembre approche à grands pas au Royaume-Uni. Il a été convoqué par le Premier ministre europhobe Boris Johnson après avoir perdu sa majorité au Parlement, à la suite de désaccords avec son petit allié nord-irlandais du DUP et au sein de son propre Parti conservateur sur la forme que doit prendre le Brexit, voté en juin 2016 par 52% des Britanniques. Les sondages lui accordent un nombre suffisant de députés pour faire passer au Parlement l’accord de divorce qu’il a négocié avec Bruxelles et mettre en oeuvre le Brexit à la date prévue du 31 janvier.
Mais la saga ne s’arrêtera pas là : rien ne changera dans l’immédiat, en raison de la période de transition prévue par l’accord de divorce pour atténuer le choc de la sortie de l’UE. Et Londres aura jusqu’au 31 décembre 2020 pour négocier la future relation avec le club européen. Ce délai semble d’ores et déjà quasi impossible à tenir, ce type de négociation prenant généralement des années, et les experts parient déjà sur une prolongation de la transition.
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Le principal parti d’opposition, les travaillistes du Labour, est à la peine dans les sondages et nul ne lui prédit une victoire écrasante. Mais il pourrait en revanche engranger assez de voix pour empêcher une majorité conservatrice. Le chef du parti Jeremy Corbyn, très marqué à gauche, entrerait alors en compétition avec Boris Johnson pour former un nouveau gouvernement, qui aurait forcément besoin de l’appui d’un des plus petits partis.
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La prédécesseure de Johnson, Theresa May, avait dû faire alliance avec le parti unioniste nord-irlandais DUP en 2017 pour s’assurer une majorité. Mais cette fois, le DUP est vent debout contre l’accord de Brexit conclu par Boris Johnson, qui confère à l’Irlande du Nord un statut différent de celui du reste du pays. Le Labour a lui indiqué qu’il essaierait de gouverner seul mais les indépendantistes écossais du Parti national écossais (SNP) se sont dit prêts à soutenir un gouvernement Corbyn à condition qu’il autorise un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse, après celui perdu en 2014.
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Second référendum
Le Labour a promis de renégocier l’accord de divorce de Boris Johnson et de soumettre le résultat à un référendum dans les six mois suivant son arrivée au pouvoir. Jeremy Corbyn a assuré qu’il resterait neutre mais d’autres membres de la direction travailliste ont dit qu’ils feraient campagne pour rester dans l’UE.
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Le SNP, le petit parti des Libéraux-démocrates et les nationalistes gallois de Plaid Cymru sont anti-Brexit. Les sondages montrent que les Britanniques restent tout aussi divisés sur le sujet, avec toutefois une inflexion en faveur du “Remain”.
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Getty Images

Francine Pernod

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