Le géant du pétrole Saudi Aramco fait des débuts fracassants en Bourse

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L'action de Saudi Aramco s'envole de 10% pour ses débuts historiques en Bourse.

Saudi Aramco fait sensation pour ses débuts dans le grand bain des marchés. L’action du fleuron pétrolier saoudien s’est envolée de 10% sur la place financière de Ryad, devenant la plus grosse entrée en Bourse de l’histoire. Le mastodonte de l’or noir est entré en Bourse à 07H30 GMT sur le Tadawul, l’indice de référence saoudien, avec un prix de 35,2 riyals (8,5 euros) l’action. Aramco avait confirmé la semaine dernière être parvenu à lever 25,6 milliards de dollars depuis le début de la période de souscription à 1,5% de ses parts.
Le groupe saoudien dépasse le précédent record détenu par le groupe chinois du commerce en ligne Alibaba et ses 25 milliards de dollars levés en 2014 lors de son entrée à Wall Street. Lors de la levée de fonds, l’entreprise saoudienne était alors valorisée à 1.700 milliards de dollars (moins que l’ambition initiale de 2.000 milliards de dollars, toutefois), loin devant Apple (1.200 milliards), Microsoft (1.140 milliards) et Alibaba (1.051 milliards). Une offre de surallocation, qui pourrait être exercée totalement, devrait permettre de gonfler la levée de fonds à 29,4 milliards de dollars, rapporte Vincent Boy, analyste marchés pour IG France.
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L’opération d’introduction en Bourse s’inscrit dans le cadre d’un vaste plan de réforme destinée à diversifier l’économie saoudienne largement dépendante de l’exportation de brut. Saudi Aramco pourrait devenir la première société coté à franchir le cap psychologique de 2.000 milliards de dollars.
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Près de 90% de la demande a été faite par des institutionnels et en majorité des entreprises et particuliers Saoudiens. En effet, “ces derniers profitent d’avantages sur les conditions d’introduction telles que des dividendes plus élevés, des actions gratuites ou même des facilités de prêts accordés par les banques. Par ailleurs les investisseurs étrangers y voient une société opaque, très liée au pouvoir politique en Arabie Saoudite et restent sceptiques dans la capacité de l’entreprise à faire croître ses bénéfices à long terme, ou même à protéger ses installations”, souligne Vincent Boy.
Bien que Saudi Aramco ait publié un bénéfice net de 111 milliards de dollars en 2018 et promet 75 milliards de dollars de dividendes au titre de 2020, “sa capacité à faire progresser les bénéfices parait limitée du fait de la structure même du marché du pétrole et du changement des habitudes de la consommation mais également à plus court terme étant donné la baisse continue de la croissance de la demande de pétrole ainsi que la poursuite de la baisse des quotas de production décidée pas l’OPEP, dont le chef de fil est l’Arabie Saoudite”, juge l’expert.
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Getty Images

Francine Pernod

Francine Pernod

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