Une dirigeante d’association de réinsertion accusée d’avoir détourné plus de 100.000 euros

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L’organisme d’insertion œuvre à resocialiser les personnes éloignées de l’emploi avec la mise en place de projets professionnels et de projets de vie.

Entre 100.000 et 200.000 euros. Ce sont les sommes qu’aurait détourné une cadre du Collectif nature et environnement pour l’emploi (CNEPE), un organisme d’insertion basé à Serres-Castet, dans le département des Pyrénées-Atlantiques. Selon Sud Ouest, la responsable tentait de pallier des problèmes personnels via des avances jamais remboursées. Placée en garde à vue en octobre dernier, elle aurait reconnu les faits et doit être renvoyée devant la justice. Un juge enquêteur a également été nommé par le parquet de Pau qui pourrait décider de recouvrer les sommes manquantes via la saisie des biens de la responsable.
L’affaire inquiète également les travailleurs du centre, qui emploie 18 personnes. Le CNEPE devrait, en effet, se voir priver par les autorités préfectorales de son agrément à la fin de l’année. Le centre, créé en 1994, ne serait ainsi plus autorisé à recevoir de personnel en insertion. Un coup dur pour cette association qui travaille à “resocialiser les personnes éloignées de l’emploi en les accompagnant tout au long de leur parcours afin de mettre en place un projet professionnel ou un projet de vie”. Ces travailleurs œuvrent notamment à l’entretien des berges autour de Pau.
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Interrogé sur le sujet, le trésorier de l’association, André Arribes, a confié à Sud Ouest n’être “au courant de rien”. L’homme est également le maire d’une commune de la région et vice-président de la communauté d’agglomération de Pau Béarn Pyrénées. Le quotidien n’a pas réussi à joindre la cadre de l’organisme et les locaux de l’association étaient fermés vendredi 13 décembre.

Francine Pernod

Francine Pernod

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