Jean-Paul Delevoye déclare finalement dix autres mandats

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Le haut commissaire aux Retraites avoue avoir fait "une erreur" et veut "continuer à défendre ert soutenir" le projet de réforme.

Ce n’est pas un, ni deux, mais bien dix autres mandats que Jean-Paul Delevoye a ajouté à sa déclaration d’intérêts. Fragilisé par des soupçons de conflits d’intérêts après des oublis dans sa déclaration d’intérêts, dont le premier a été dévoilé par Capital, le haut-commissaire aux Retraites a revu ce document remis à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), révèle Le Monde.
Regrettant une “erreur” qu’il estime avoir “réparée”, Jean-Paul Delevoye déclare dans un entretien au quotidien qu’il veut “continuer à défendre et soutenir ce projet (de réforme des retraites) dans le souci du dialogue social et dans une démarche d’apaisement de notre société”. Dans sa nouvelle déclaration d’intérêts figurent majoritairement des activités bénévoles dans des associations musicales, de “Civic tech”, à la Fédération française des diabétiques, ou encore dans une fondation qui dispense des cours d’éveil artistique aux jeunes, selon Le Monde.
>> Lire aussi – Jean-Paul Delevoye a “oublié” de déclarer un deuxième poste, à la Fondation SNCF
“J’ai fait ces omissions car pour moi, c’était de l’ordre de l’engagement social”, se justifie Jean-Paul Delevoye, affirmant n’avoir “jamais donné de conférences rémunérées dans le cadre de ces fonctions”. Le “Monsieur retraites” du gouvernement avait reconnu il y a quelques jours avoir omis de déclarer sa fonction d’administrateur bénévole dans un institut de formation de l’assurance, l’Ifpass. D’autres oublis sont ensuite apparus: il siège bénévolement depuis 2016 au conseil d’administration de la Fondation SNCF, et préside l’Observatoire régional de la commande publique des Hauts-de-France.
“Sa bonne foi est totale” pour Edouard Philippe
Jean-Paul Delevoye a aussi cumulé sa fonction gouvernementale avec celle, rémunérée, de président de Parallaxe, un institut de réflexion sur l’éducation dépendant du groupe de formation IGS, cumul qu’il avait déclaré mais qui, a-t-il appris depuis, n’était pas autorisé. Face à la polémique, il a démissionné de ses fonctions et s’est engagé à rembourser les sommes perçues. Selon Le Monde, il a touché 78.408 euros net au titre d’un ancien ancien poste de “conseiller du délégué général” du groupe IGS, ainsi que 73.338 euros net en 2018 et 62.216 en 2019 en tant que président d’honneur du groupe de réflexion Parallaxe.
>> Lire aussi – Et en plus, Jean-Paul Delevoye a rendu sa déclaration d’intérêts hors délai légal
Très fragilisé dans l’opinion publique en plein conflit social contre la réforme des retraites, l’artisan de la réforme des retraites a reçu samedi le soutien du chef du gouvernement. Sa “bonne foi est totale”, a estimé Édouard Philippe, mettant fin à l’incertitude qui planait sur une possible démission, évoquée par l’intéressé lui-même pour “préserver” sa réforme très décriée. Mais selon un habitué de l’Elysée interrogé dans le Journal du Dimanche, les jours du haut-commissaire dans le gouvernement seraient comptés : “Il ne peut pas démissionner en pleine crise. Mais une fois la polémique terminée, il devra partir. On ne peut pas se permettre d’avoir un ministre mis en cause au moment du débat parlementaire”.

Francine Pernod

Francine Pernod

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