Une autre banque française va taxer les dépôts de ses clients

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UBS France n’a pas fixé de seuil à partir duquel elle commencera à facturer ses clients à compter d’avril 2020.

Mauvaise surprise pour les sociétaires d’UBS France. Selon les information des Echos, leur banque va bientôt taxer leurs dépôts. Ils ont encore un peu de temps pour s’y préparer : cela ne devrait pas intervenir avant avril 2020. Le seuil à partir duquel la banque commencera à taxer ces dépôts ne sera pas fixe : “C’est à la discrétion des banquiers”, précises Jean-Frédéric de Leusse, président du directoire d’UBS France. Une chose semble par contre arrêtée : seul les dépôts sans mandat de gestion, donc en gestion libre, devraient être concernés chez UBS France.
Tous les clients n’auront donc pas à s’inquiéter de cette mesure. C’est une politique différente de celle décidée par la branche suisse d’UBS, l’une des premières banques européennes à taxer les dépôts de ses clients depuis le 1er novembre : chaque dépôt supérieur à 500.000 euros est taxé à hauteur de 0,6%, afin de prendre en compte le coût de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE).
>> Lire aussi – Les banques commencent à facturer les dépôts, en Suisse et en Allemagne pour l’instant
Une “nécessité”
“Facturer les dépôts en cash devient une nécessité. Naturellement, en fonction des attentes du client. (…) Notre métier, c’est d’investir, pas de gérer des dépôts qui nous coûtent cher. Nous facturerons les dépôts après avoir laissé aux clients la possibilité d’investir, donc de manière effective au printemps prochain”, ajoute auprès des Echos Jean-Frédéric de Leusse.
>> Lire aussi – Ça y est, une première banque française va taxer les dépôts de ses clients
UBS est la deuxième banque en France à agir de la sorte. Lombard Odier a annoncé la mise en place de cette mesure pour les dépôts dépassant un million d’euros en septembre dernier. Alors que des banques ont lancé le mouvement en Suisse et en Allemagne notamment, les établissements français commencent donc doucement à les imiter, car selon un connaisseur du secteur interrogé par les Echos, “tout le monde a compris que cette période de taux négatifs est là pour durer”.

Francine Pernod

Francine Pernod

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