Marseille : l’adjoint au patrimoine condamné pour la location d’un logement insalubre

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André Malrait est le premier élu à être condamné par la justice depuis le drame de la rue d’Aubagne, qui avait fait huit morts et révélé l’ampleur du mal-logement à Marseille.

Des moisissures, une seule ouverture donnant sur la rue, des murs qui bougent… durant des mois une jeune locataire de 23 ans a vécu dans une cave louée par André Malrait, adjoint au patrimoine à la mairie de Marseille. L’homme est le premier élu à être condamné dans un affaire de logement insalubre à Marseille après le drame de la rue d’Aubagne, le 5 novembre 2018, qui a fait huit morts. Une vive polémique avait alors éclaté sur l’ampleur du mal-logement dans la cité phocéenne.
L’élu a été condamné à verser 2.000 euros de dommage et intérêts à son ancienne locataire pour troubles de jouissance et 1.500 euros au titre des frais d’avocat, détaille Le Monde. L’affaire remonte à mai 2018 lorsqu’une jeune femme de 23 ans trouve l’annonce d’André Malrait sur Leboncoin pour un studio meublé de 17m² à 500 euros par mois dans le centre-ville. En réalité, le studio est un ancien garage à deux-roues situé à deux pas du domicile de l’élu de 87 ans.
Un tableau d’électricité dans la douche
Pendant des semaines, “M. Malrait et son épouse appelaient ma cliente de manière insistante, plusieurs fois par jour, sur son lieu de travail, pour lui demander d’aérer le studio, alors que la seule ouverture était une baie vitrée donnant sur la rue”, a ainsi expliqué l’avocat de la victime, Me Savi. Dès août 2018, en raison de l’humidité, des moisissures apparaissent sur le sol, les murs et le plafond. Par ailleurs, l’électricité n’est pas aux normes avec un tableau d’électricité situé dans la douche.
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La locataire avait refusé de payer son loyer au bout de quelques mois en raison de la dégradation de son logement. Elle avait ainsi été assignée, dans un premier temps, par l’adjoint au patrimoine de Marseille. André Malrait s’était finalement désisté après la révélation de l’affaire, survenue après l’effondrement des deux immeubles rue d’Aubagne. France 3 rappelle qu’il avait déjà été condamné à verser à la victime, en référé en juin dernier, 800 euros de provisions.

Francine Pernod

Francine Pernod

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