Safran et General Electric se tournent vers Airbus pour compenser les déboires de Boeing

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L'arrêt temporaire de la production du 737 MAX plombe les résultats des deux entreprises, qui tentent de trouver des solutions pour atténuer l'impact de la crise.

General Electric (GE) et Safran tente de trouver des solutions alors que la crise du Boeing 737 MAX se prolonge et pèse lourdement sur les résultats des deux entreprises. Les constructeurs ont ainsi conclu un accord pour augmenter la cadence de production des moteurs équipant l’Airbus A320neo pour compenser les déboires de son grand rival, cloué au sol depuis le mois de mars 2019, affirme vendredi le Wall Street Journal. Le moteur Leap, développé par Safran et GE au sein de leur co-entreprise CFM International, équipe actuellement plus de la moitié des Airbus A320neo et la totalité des Boeing 737 MAX.
Mais la flotte des MAX du monde entier est toujours interdite de vol depuis après deux accidents meurtriers. Et lundi 16 décembre, l’avionneur américain Boeing a annoncé l’arrêt de sa production à partir de janvier pour une durée indéterminée. D’après le Wall Street Journal, qui cite des personnes proches du dossier, un accord est “crucial pour GE”. Aucune des trois entreprises n’a toutefois souhaité commenter cette information. “Nous parlons toujours avec nos fournisseurs” et ces discussions sont “confidentielles”, a indiqué un porte-parole d’Airbus.
Les 1.000 commandes dépassées
De son côté, un porte-parole de GE a souligné que le groupe travaillait en partenariat avec ses clients et fournisseurs “pour atténuer l’impact de l’arrêt temporaire du 737 MAX, tout en protégeant la capacité de l’entreprise à accélérer la production si nécessaire à l’avenir”. Mardi 17 décembre, le Directeur général du groupe aéronautique français Safran, Philippe Petitcolin, avait annoncé que les cadences de production de son moteur équipant le Boeing 737 MAX, allaient être réduites.
>> A lire aussi – Les déboires du Boeing 737MAX plombent Safran
Pour Airbus, l’équation n’est pas si simple : victime de son succès commercial, il peine à monter en cadence de production avec une chaîne d’approvisionnement sous tension. Le constructeur européen vient d’ailleurs d’annoncer avoir dépassé le seuil des 1.000 commandes d’avions civils pour l’année 2019. La dernière fois que cela s’est produit, c’était en 2017. Le seuil a notamment été atteint grâce à la confirmation, par Air France, mercredi 18 décembre, d’une intention de commande de 60 appareils pour renouveler sa flotte.

Francine Pernod

Francine Pernod

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