Toulouse : l’Etat ne supprimera pas le “petit péage le plus cher de France”

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Alors que 14 maires demandent sa suppression depuis plusieurs années, ce projet a été enterré en silence par les autorités.

Il va falloir continuer de payer pour emprunter le péage intra-urbain de l’Union, en Haute-Garonne. Celui-ci permet de passer de l’A86 à la rocade toulousaine moyennant 50 centimes d’euros après avoir roulé sur… 1,2 kilomètre. Ce qui en fait l’un des péages les plus chers de France en termes de ratio. Alors que 14 maires militent pour qu’il soit supprimé depuis plusieurs années, ce ne sera pas le cas, révèle Actu.fr.
Cette suppression n’a pas été retenue dans le plan pour la “mobilité de demain” au sein de l’agglomération toulousaine à conduire d’ici 2040. L’Etat et les collectivités (Région, Conseil Départemental et Toulouse Métropole) ne donnent aucune justification à ce sujet dans ce plan lancé en 2017 et dont les conclusions ont été rendues. De quoi enterrer en silence ce projet et décevoir les maires, soutenus par le député Jean-Luc Lagleize (Modem), qui espéraient rendre ce tronçon d’autoroute afin de désengorger l’échangeur Balma-Gramont.
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39 millions d’euros pour racheter la concession ?
Cette issue n’est pas surprenante, alors qu’une étude de l’Etat avait déjà pointé plus de points négatifs que positifs en cas de suppression de ce péage en février dernier. Selon 20 Minutes, ce rapport rendu public par le préfet de Haute-Garonne évoquait “d’importants reports de trafic sur l’A68 [l’autoroute voisine reliant Toulouse à Albi]”, “une augmentation des temps de parcours de l’ordre de 15 minutes pour les usagers de l’A68” et “une forte fréquentation des zones résidentielles de l’Union et de Saint-Jean entraînant une dégradation de la qualité de l’air et un accroissement de la nuisance sonore dans ces zones”.
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L’Etat avait également pointé du doigt le coût du rachat de la concession de Vinci Autoroutes, “propriétaire” de ce péage jusqu’en 2036. La facture s’élèverait à 39 millions d’euros selon les autorités, alors que les maires contestataires arrivent à la somme de 12 millions s’euros, selon leurs calculs. Selon Actu.fr, Marc Péré, maire divers gauche de la ville de l’Union, a prévu de revenir à la charge dans ce dossier s’il était réélu à l’issue des élections municipales de mars prochain.

Francine Pernod

Francine Pernod

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