Un safari pour chasser le chamois fait polémique dans le Vaucluse

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Une pétition en ligne lancée vendredi pour demander l’interdiction de ce safari a dépassé les 50.000 signatures en quelques jours.

“Comment pouvons-nous tolérer ça dans notre pays ?” C’est la question que pose Gwendoline Gauthier dans sa pétition en ligne lancée sur le site Mes Opinions. Dans son viseur : la société Rollet Safaris et expéditions. Comme l’explique La Provence, cette agence de voyages basée depuis 25 ans à Carpentras est dans l’œil du cyclone depuis plusieurs jours. En cause : un safari proposé au mont Ventoux, dans le Vaucluse, pour y chasser le chamois.
Moyennant 3.000 euros, les participants ont le droit à quatre nuits en pension complète et à trois jours de chasse. Une proposition intolérable pour cette internaute, dont la pétition appelant à “stopper d’urgence ces massacres”, mise en ligne vendredi, avait recueilli un peu plus de 52.000 signatures mardi matin. Rollet Safaris et expéditions se présente de son côté comme le “tour-opérateur incontournable dans le monde de la chasse” et propose des safaris dans le monde entier pour des tarifs compris entre 1.000 et plus de 28.000 euros.
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Pas illégal
“La chasse à l’étranger est indispensable à la biodiversité. Sans l’argent généré par les chasseurs sur des territoires, qui n’ont pour la plupart aucune valeur touristique, le braconnage fait rage. N’en déplaise à certains, chasser à l’étranger c’est protéger les espèces de leur disparition”, justifie son créateur, Stéphane Rollet, sur son site. Celui-ci a refusé de répondre aux sollicitations de La Provence et le site internet et la page Facebook de la société ont été mis hors ligne alors que la polémique commençait à enfler sur les réseaux sociaux. Chasser le chamois dans le Vaucluse comme ce qui est proposé n’est pourtant pas illégal : il ne s’agit pas d’une espèce protégée et elle fait l’objet d’un plan de chasse.
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Comprendre : il est possible de tuer un nombre défini de spécimens de cet animal dans certaines zones appelées territoire de chasse. “Le mot safari peut interpeller, c’est sûr, mais si cette société est conforme, nous n’avons rien à dire”, avoue Ken Renya, directeur du projet Parc naturel régional du mont Ventoux au Syndicat Mixte d’aménagement et d’équipement du mont Ventoux. Mais “de mémoire, ce monsieur (Stéphane Rollet, ndlr) n’a pas fait de demande particulière pour avoir accès à un territoire de chasse”, précise Ken Renya, selon qui “des dispositions seront prises très rapidement” si Rollet Safaris et expéditions ne respecte pas la législation.

Francine Pernod

Francine Pernod

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