Mais où sont passés les cahiers de doléances du Grand débat ?

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La promesse du gouvernement concernant la mise en ligne du contenu des 16.000 cahiers de doléances n’a pas été tenue.

“Les restitutions de réunions d’initiative locales, les réponses aux questionnaires, les cahiers citoyens ouverts dans les mairies, les contributions libres, seront progressivement et régulièrement mis en ligne sous licence libre.” Voilà ce qu’on peut lire sur le site du Grand débat national, lancé en grande pompe le 15 janvier dernier. Le but : permettre aux Français de transmettre leurs doléances au gouvernement, qui devait par la suite publier sur internet ces fameux cahiers. Mais comme l’ont révélé Les Jours puis France 2, les contenus de ces cahiers de doléances n’ont jamais été mis en ligne.
L’Etat a pourtant bien reçu tous les textes, qui ont été numérisés. Mais seule une synthèse de 185 pages a été mise en ligne, le 14 juin dernier, dans l’anonymat le plus complet sous le titre “Analyse des contributions libres : cahiers citoyens, courriers et emails, comptes-rendus des réunions d’initiative locale”. L’explication avancée par le cabinet de Sébastien Lecornu, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales qui était en charge du Grand débat national ? Un souci technique, car “les cahiers citoyens représentent des téraoctets de données, les héberger en permanence sur le site aurait été trop lourd à mettre en place”.
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Une question financière
Mais pour le gérant de Cognito Consulting, l’une des entreprises chargées de traiter les contributions, cette explication ne tient pas la route. “Je ne pense pas qu’elle soit pertinente puisque l’ensemble de nos données tenaient sur nos ordinateurs. Le problème c’est qu’on ne peut plus faire d’analyses sur ce corpus, qui est un trésor national. On n’a jamais collecté autant d’expressions citoyennes en France. C’est dommage”, commente-t-il auprès de France 2. Le média aurait eu le fin mot de l’histoire : il s’agirait d’un problème financier, car mettre en ligne toutes ces données aurait coûté des millions d’euros. Le gouvernement n’a pas commenté officiellement cette information et n’a pas précisé si ces cahiers seraient un jour mis en ligne…

Francine Pernod

Francine Pernod

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