Coronavirus : l’épidémie s’accélère avertit Xi Jinping, notre carte en temps réel

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Notre carte interactive permet de visualiser le nombre de personnes contaminées depuis le début de la propagation du virus.

Trois premiers cas du nouveau coronavirus chinois ont été “confirmés” en France. Il s’agit des premiers avérés en Europe selon la ministre de la Santé Agnès Buzyn, qui a annoncé ce vendredi 24 janvier au soir les deux premières contaminations en France. Le premier cas concerne un patient hospitalisé à Bordeaux et le deuxième à Paris. La ministre l’a précisé lors d’un point presse au ministère de la Santé, assurant que les autorités allaient faire tout leur possible pour “circonscrire” la propagation du virus. Selon Agnès Buzyn, à Bordeaux, “le patient est âgé de 48 ans, revient de Chine et est passé par la ville de Wuhan”.
Il a été en contact avec une dizaine de personnes depuis son arrivée en France. Le patient a désormais été placé à l’isolement dans une chambre à pression négative, ce qui doit empêcher que le virus s’en échappe. “Nous avons aujourd’hui les premiers cas européens, probablement parce que nous avons mis au point le test très rapidement et que nous sommes capables de les identifier”, a estimé la ministre. On sait peu de choses encore sur le second cas, si ce n’est qu’il s’est lui aussi rendu en Chine et qu’il est hospitalisé à l’isolement à l’hôpital parisien de Bichat. Concernant le troisième cas qui a été confirmé ce vendredi 24 janvier en fin de soirée, il s’agit d’un “des proches parents de l’un des deux premiers cas confirmés” détecté dans la capitale selon le ministère de la Santé. Samedi, le chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Bichat, Yazdan Yazdanpanah a indiqué au micro de BFM TV que les deux patients “vont bien”, “les équipes aussi”.
Les coronavirus chinois est “une maladie pour laquelle la dangerosité est liée à la transmission, qui semble être importante, quand on voit le nombre de cas qui se multiplient de manière assez rapide” selon Serge Smadja, secrétaire général de SOS Médecins Paris., qui s’exprimait sur franceinfo. “Il est absolument fondamental, pour éviter la transmission, d’isoler les patients potentiellement à risque”, a-t-il poursuivi.
La France “envisage” de mettre en place des autobus pour que les Français présents à Wuhan, ville placée en quarantaine par les autorités chinoises pour lutter contre le nouveau coronavirus, puissent quitter la ville, a indiqué ce vendredi soir le ministère des Affaires étrangères. La direction générale de la santé (DGS) a par ailleurs annoncé la mise en place d'”une équipe médicale d’accueil” dimanche à l’aéroport de Roissy pour permettre la prise en charge des personnes présentant des symptômes d’une infection par coronavirus.

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En Chine, près de 2.000 personnes contaminées et 56 décès confirmés
En Chine, le dernier bilan fait état de près de 2.000 personnes contaminées et 56 décès confirmés. Ce sont les dernières informations transmises par la Commission nationale de la santé chinoise. Un premier décès a également été recensé à Shanghaï. Apparu début décembre dans la ville de Wuhan, en Chine, ce virus provoque des infections respiratoires allant du simple rhume à des cas plus graves de syndrome respiratoire aigu sévère (Sras) ou de pneumonies pouvant entraîner la mort. Plus inquiétant : le nombre de cas suspects dépasse le millier, annonce Pékin. Le président Xi Jinping a fait fait part de son inquiétude, samedi 25 janvier. “Face à la situation grave d’une épidémie qui s’accélère (…) il est nécessaire de renforcer la direction centralisée et unifiée du Comité central du Parti”, a-t-il déclaré. En Chine, la zone de confinement a été élargie à 56 millions de personnes, autour de Wuhan.
Quelques jours après son identification, le coronavirus chinois a été détecté hors des frontières chinoises, comme en Corée du Sud, aux Etats-Unis, en Australie et au Japon. D’autres pays sont également touchés : la Thaïlande, Singapour et le Vietnam. S’ils ne connaissent pas de décès pour le moment, ces pays présentent tous des cas confirmés de contamination. A ce stade, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ne considère pas la situation comme relevant d’une “urgence internationale de santé publique”.
Cette carte interactive, mise à jour quotidiennement, intègre plusieurs données pour matérialiser la progression de l’épidémie. Chaque ville concernée indique le nombre précis de personnes contaminées, suspectées de l’être ou décédées à cause du virus. Les données sont collectées par le Centre de science et d’ingénierie des système (CSSE), de l’université John-Hopkins de Baltimore, aux Etats-Unis. Eventuellement complétées par la rédaction de Capital.
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Les données sont issues de plusieurs sources, regroupant notamment l’OMS, mais également les centres de contrôle et de prévention des maladies américains et chinois, ainsi que le Dingxiangyuan, un site Internet regroupant les résumés des rapports sanitaires chinois en temps réel.

Francine Pernod

Francine Pernod

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