Le pétrole plonge, craintes sur la Chine

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Le pétrole a atteint son plus bas niveau des trois derniers mois, affecté par l'épidémie de coronavirus, qui alimente les craintes sur l'économie chinoise et la croissance mondiale - et donc la demande d'or noir.

Le pétrole est à la peine. Affectés par la propagation de l’épidémie de coronavirus et son impact sur la demande d’or noir en Chine et dans le monde, les prix de l’or noir ont atteint lundi leur plus bas niveau depuis fin octobre. Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars s’est établi à 59,32 dollars à Londres, en baisse de 2,3% ou 1,37 dollar par rapport à la clôture de vendredi. A New York, le baril américain de WTI pour la même échéance, a perdu 1,9% ou 1,05 dollar à 53,14 dollars. Les deux barils de référence ont poursuivi lundi leur plongeon amorcé la semaine dernière (-6,4% pour le Brent et -7,4% pour le WTI).
“Les investisseurs craignent un ralentissement de la croissance chinoise et du secteur du tourisme à l’échelle mondiale, deux facteurs clés de la demande en pétrole”, a expliqué Neil Wilson, de Markets.com. “Quand le moteur économique commence à avoir des ratés, le besoin en essence chute”, a résumé de son côté Naeem Aslam, analyste de Avatrade. Au moins 80 personnes sont mortes en Chine après avoir été infectées par le nouveau coronavirus apparu à Wuhan (centre) en décembre, selon les derniers chiffres des autorités locales, qui multiplient les mesures drastiques pour freiner la contagion tant à l’intérieur qu’en dehors du pays.
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Le nombre de cas suspects (près de 6.000) a doublé en l’espace de 24 heures et 56 millions de personnes sont coupées du monde dans la province de Hubei par les mesures de blocage. Le président Xi Jinping a averti samedi que l’épidémie s’accélérait et que la situation était “grave”.
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Face à des prix en chute libre, le ministre saoudien de l’Energie Abdel Aziz ben Salmane s’est voulu optimiste lundi, se disant “confiant” de l’endiguement du virus, selon l’agence Bloomberg. Le demi-frère du puissant prince héritier Mohammed ben Salmane a annoncé que l’Arabie saoudite surveillait la situation en Chine et que le virus n’avait qu’un “impact limité sur la demande mondiale”, selon l’agence.
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“La vraie question est de savoir si le virus va continuer de provoquer des perturbations à plus long-terme, avec une épidémie à grande échelle, des mises en quarantaine et un ralentissement général de l’activité économique susceptible de faire peser un risque important sur la demande mondiale en pétrole”, s’est interrogé Robbie Fraser de Schneider Electric.
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Getty Images

Francine Pernod

Francine Pernod

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