Un trader vole à la cantine et reçoit un chèque de plus d’un million d’euros pour son licenciement

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Paras Shah, star du trading à Londres, a été licencié pour avoir volé à la cantine de la banque américaine Citigroup, pour laquelle il travaillait depuis deux ans. Mais l’opération a coûté cher à son employeur.

Plus d’un million d’euros pour un licenciement. Dans le monde des affaires, les chiffres ne sont jamais trop gros. Un trader, star du trading obligataire à la City de Londres, vient d’être licencié par son employeur pour avoir volé dans la cantine de la banque. L’affaire concerne Paras Shas, l’un des traders les plus convoités du moment, spécialiste des marchés Europe, Afrique et Moyen-Orient. Employé durant sept ans par HSBC, il a été débauché il y a deux ans par la banque américaine Citigroup, raconte le Financial Times. L’homme était notamment impliqué dans les “junks bonds”, ces obligations à risque d’entreprises.
Un poste à haute responsabilité et où les risques sont importants. Mais surtout un poste très bien rémunéré où les salaires tournent autour des 200.000 euros par an. Toutefois, en tenant compte du profil à haut potentiel de Paras Shah, sont salaire devait être bien supérieur, selon Le Figaro : autour d’un million d’euros par an. Mais le petit génie de la finance a été licencié le mois dernier. La raison : il a volé de la nourriture dans la cantine de sa banque. Un licenciement à plus d’un million d’euros si l’on en croit des sources du marché, citées par le Financial Times.
Licencié pour une pièce à 10 euros
La nouvelle en a surpris plus d’un à la City d’autant que, selon un employé de Citigroup cité par l’Evening Standard, “il n’y a rien qui vaille la peine d’être volé” dans la cantine. Selon le Financial Times, l’homme aurait volé quelques sandwichs. Mais à la City on ne rigole pas avec l’honnêteté, ce type de comportement pouvant être sanctionné par un licenciement sans préavis.
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Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’un trader perd son travail pour des vols. Le Matin rappelle qu’en 2016, un Londonien travaillant pour la banque japonaise Mizuho a été licencié pour avoir volé une pièce sur le vélo d’un collègue. L’objet valait alors moins de 10 euros. Deux ans plus tôt, c’est un dirigeant de BlackRock qui avait été condamné à 50.000 euros d’amende pour avoir fraudé à plusieurs reprises un train de banlieue. Dans le monde des affaires, il n’y a pas de petites économies.

Francine Pernod

Francine Pernod

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