Ventes records pour Kering en 2019, porté par Gucci

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Le groupe de luxe a, comme attendu, dévoilé un chiffre d'affaires en nette hausse, à 15,8 milliards d'euros. Les ventes de sa marque phare Gucci frôlent les 10 milliards d'euros.

L’exercice 2019 s’est révélé fructueux pour Kering. Le groupe de luxe a réalisé des ventes et une marge records, tiré par l’Asie et son fleuron Gucci qui frôle les 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires, le groupe de luxe se disant “confiant” tout en restant “vigilant devant les nombreux aléas” comme l’épidémie de coronavirus. Dans un communiqué mercredi, le PDG François-Henri Pinault a salué “une nouvelle année de croissance forte et rentable”, avec un chiffre d’affaires qui “a largement dépassé les 15 milliards d’euros et notre marge opérationnelle courante qui a, pour la première fois, franchi la barre des 30%”.
L’an dernier, Kering a engrangé 15,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit une progression de 16,2 % en données publiées et 13,3 % en organique, une performance en ligne avec les prévisions des agences Factset et Bloomberg. Le résultat net part du groupe s’établit à 2,3 milliards d’euros, en repli de 37,4 % sur un an : le groupe a dû s’acquitter d’une charge d’impôt “exceptionnelle”, liée à un redressement fiscal record en Italie de 1,25 milliard d’euros, au terme d’une procédure pour fraude concernant sa marque Gucci. Ont également pesé les effets de la cession de l’équipementier sportif Puma au premier semestre 2018, l’opération ayant engendré “une plus-value nette de 1,18 milliard d’euros suite à la distribution du dividende en nature”, précise le communiqué. Ce gain exceptionnel enregistré en 2018 ne s’est pas reproduit en 2019. Si l’on ne tient pas compte de ces deux éléments, le résultat net “récurrent” s’inscrit à 3,2 milliards d’euros (+15,1 %), est-il précisé.
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En 2019, la région Asie-Pacifique (hors Japon) a continué de tirer les ventes du groupe, avec “une croissance de 20,4 % en dépit de l’impact des manifestations à Hong Kong sur l’ensemble du dernier semestre”, a mis en avant Jean-Marc Duplaix, directeur financier du groupe, lors d’une conférence téléphonique. Cette zone représente 34 % des ventes totales de Kering, a-t-il précisé, alors que les marques du groupe ont enregistré un repli de quelque 50 % de leur chiffre d’affaires à Hong Kong au cours du quatrième trimestre en raison des manifestations pro-démocratie.
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Croissance des ventes de 13,3 % pour Gucci
Gucci, marque phare du groupe, a frôlé l’an dernier les 10 milliards d’euros de ventes, à 9,6 milliards, enregistrant une croissance de 13,3 % en organique. Yves Saint Laurent, deuxième maison du groupe, franchit pour sa part les 2 milliards d’euros de ventes, tandis que Bottega Veneta redresse la tête après un passage à vide, avec une croissance de 2,2 % de son chiffre d’affaires.
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Le groupe ne donne pas de perspectives chiffrées pour l’année en cours. Mais il estime que “l’environnement particulièrement incertain qui prévaut à l’heure actuelle ne remet toutefois pas en cause les fondamentaux de Kering sur le marché du luxe”. “Nous restons vigilants et agiles devant les nombreux aléas auxquels nous devons faire face, tels que la récente épidémie de coronavirus. Dans cet environnement incertain, nous restons très confiants quant au potentiel de développement de Kering à moyen et long terme”, a déclaré Jean-Marc Duplaix.
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Getty Images

Francine Pernod

Francine Pernod

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