Pyrénées : la station manque de neige, elle en fait venir par hélicoptère

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Face à des températures très douces et des précipitations trop rares, le site de Luchon-Superbagnères a décidé d’employer les grands moyens. Coût de l’opération : 5.000 euros et un scandale environnemental.

En Haute-Garonne, les stations manquent cruellement de neige en ce début d’année 2020. Alors que les vacances de février ont débuté depuis une semaine, la station de Luchon-Superbagnères a peur de manquer ce grand rendez-vous hivernal pour le tourisme et l’économie locale. Il faut dire que sur les 28 pistes que compte la station, seules six sont ouvertes et que les températures frôlaient les 11 degrés ce vendredi 14 février. Une catastrophe pour le conseil départemental, gestionnaire du site depuis 2018.
Pour tenter de redresser la barre, les élus ont donc opté pour une opération radicale : faire tomber de façon artificielle de la neige sur Luchon. Et pour cela, révèle France 3, ils ont décidé de procéder à un héliportage de neige naturelle pour alimenter les espaces dédiés aux enfants et aux débutants. Le but : “garantir l’activité de l’école de ski de Superbagnères dans les jours à venir”, explique à la chaîne locale le conseil départemental. Deux héliportages ont été mis en place : un vendredi 14 et un samedi 15 février.
Dilemme
Si le coût écologique de l’opération fait largement débat, le coût financier est quant à lui connu : 5.000 euros pour les deux actions d’héliportage. Une décision assumée par le Conseil départemental alors que le chiffre d’affaires de la station a fondu de presque 30% ces deux dernières années, rappelle France Bleu. En 2018, on évaluait que 1.700 emplois directs et indirects dépendaient du ski dans le secteur de Luchon et de Peyragudes.
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Les stations de ski françaises doivent faire face, ces dernières années, à un dilemme de taille, alors que de nombreux emplois et des économies entières dépendent de leur bon fonctionnement. Face au manque de neige dans les sites de petite et moyenne montagne, la diversification semble encore être difficile, alors qu’une station historique des Hautes-Alpes a été contrainte, cette année, de fermer définitivement ses téléskis

Francine Pernod

Francine Pernod

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