Paris, Nice, Toulouse… ces grandes villes qui comptent le plus de logements vides

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Le gouvernement vient de lancer un plan pour mobiliser les logements inoccupés et inciter leurs propriétaires à les louer. Mais à combien s’élève le taux de vacance dans les plus grandes villes de France ?

3 millions. C’est, selon les derniers pointages des pouvoirs publics, le nombre de logements laissés vacants dans l’Hexagone. Soit environ 8% des logements du parc à l’échelle nationale. “Depuis 2006 et son plus bas niveau historique (6,3%), la vacance locative a progressé de manière régulière, année après année”, observe Franck Vignaud, le directeur général du Laboratoire de l’immobilier. “Ce qui est assez paradoxal, puisqu’on construit de plus en plus”, ajoute-t-il. Face à ce constat, le ministre du Logement, Julien Denormandie, a lancé, lundi 10 février, un grand plan national de mobilisation de ces logements. Objectif : inciter les propriétaires de logements inoccupés à les louer, pour remettre quelque 200.000 biens sur le marché locatif.
Évidemment, la proportion de logements laissés vides n’est pas la même partout. “Les plus forts taux de vacance se concentrent dans les zones rurales, en déclin démographique et où la demande est donc faible”, analyse Franck Vignaud. Elle est en revanche plus faible dans les grandes agglomérations tendues. Pour autant, du fait de la concentration de la demande dans ces aires urbaines, c’est bien là que le besoin en logement se fait le plus sentir. Et, à un mois des municipales, l’enjeu est énorme. “Les logements vacants et les résidences secondaires constituent un énorme réservoir, nous devons tout faire pour les ramener à la location”, avançait récemment Cédric Villani, candidat à la mairie de Paris. A Lille, la question de la réquisition des logements vides est même posée.
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Pourquoi ne parvient-on pas à éradiquer ce phénomène ? “L’exemple de Toulouse est assez représentatif”, témoigne le directeur général du Laboratoire de l’immobilier. “La superficie intra muros est plus importante qu’à Paris, mais on se refuse à densifier. Entre les recours et les obligations de la mairie, qui sont encore plus contraignantes que le plan local d’urbanisme, il devient difficile de construire”. Un autre problème se situerait dans les quartiers anciens. “Certains centres-villes anciens, où l’habitat est vétuste et où les propriétaires n’ont pas les moyens de rénover, concentrent une forte part de logements vacants, épluche Franck Vignaud. Et la proximité avec des monuments complexifie encore les rénovations, du fait des réglementations. Ajoutez à cela l’absence de parkings et la fuite de certains commerces en périphérie et il devient très difficile de faire revenir les habitants en centre-ville”. Résultat : la vacance augmente un peu plus dans le centre.
Paris, Nice, Strasbourg, Montpellier… Quels sont le taux de logements laissés vides dans les grandes villes françaises ? Retrouvez notre classement dans ce diaporama.
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Francine Pernod

Francine Pernod

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