Reconversion professionnelle : et si vous deveniez inspecteur du travail ?

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Le ministère a ouvert les inscriptions pour son concours 2020 avec un objectif : attirer les actifs venus du privé et les anciens représentants syndicaux.

L’inspection du Travail a officiellement ouvert les inscriptions pour le concours 2020. Les candidats ont donc jusqu’au 17 mars pour déposer leur dossier. L’opportunité pour certains de changer de carrière ou de se lancer dans une nouvelle aventure. Car pour cette session, le ministère du Travail veut inciter un type de candidats particuliers à se présenter : les actifs, en particulier ceux venus du privé, détaille BFMTV. Et c’est encore mieux s’ils ont été représentants syndicaux.
Cela fait une quinzaine d’années que le concours de l’inspection du Travail s’est ouvert aux actifs. Mais alors que “10% des places au concours leur sont d’ordinaire réservées”, cette année le ministère a décidé de “leur garder au chaud jusqu’à 30% des places”, détaille à BFMTV Cyrille Boitel, porte-parole de l’inspection du Travail. Le but : profiter de l’expérience des personnes en reconversion professionnelle pour accompagner les étudiants, encore largement majoritaires pour passer le concours.
Nouvelles épreuves
Ce sont notamment les étudiants en droit social qui se destinent au métier d’inspecteur du Travail. Mais ces jeunes, majoritairement issus de cursus juridiques ne suffisent plus. “Nous cherchons à diversifier nos profils”, explique Cyrille Boitel avant de préciser : “Nous ciblons particulièrement des salariés qui auraient assuré des mandats syndicaux, et qui ont l’expérience du dialogue social”. Des personnes qui permettront de “mieux accompagner la montée en puissance du dialogue social au sein de l’entreprise”.
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Pour tenter d’attirer ces nouveaux profils, les conditions du concours ont changé : plus de limite d’âge, nombre d’épreuves écrites réduites ou nouvelles épreuves de mise en situation. L’inspection du Travail veut miser sur la “capacité du candidat à analyser les situations pour résoudre les problèmes, plutôt qu’à seulement mobiliser ses connaissances académiques et juridiques”, détaille Cyrille Boitel à BFMTV. Au total, 300 nouveaux inspecteurs du travail doivent être recrutés sur les trois prochaines années.

Francine Pernod

Francine Pernod

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