Renault : l’Etat “très vigilant” sur le maintien de l’emploi en France, prévient Bruno Le Maire

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Selon le ministre de l'Economie et des Finances, l'Etat veillera à ce que les futurs choix du constructeur ne se fassent pas aux dépens de ses employés. Une mise au point qui intervient après la première perte de la marque au losange depuis 2009.

Les choix de Renault pour redresser la barre vont être surveillés de près. Le ministre français de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire a affirmé mardi que l’Etat sera “très vigilant sur la préservation de l’emploi et des sites industriels en France”. Une précision faite après l’annonce que Renault pourrait supprimer des usines dans le cadre d’un plan d’économies. “L’Etat jouera tout son rôle, comme actionnaire de référence chez Renault, pour veiller à ce que les choix qui sont faits ne soient pas faits au détriment de l’emploi ou des sites industriels”, a déclaré le locataire de Bercy, en marge d’une réunion avec ses homologues de l’Union européenne à Bruxelles.
Le constructeur automobile, dont l’Etat est actionnaire à hauteur de 15%, a annoncé vendredi de possible suppressions d’usines après avoir enregistré sa première perte depuis 2009. “Nous n’avons aucun tabou et nous n’excluons rien”, avait déclaré la directrice générale par intérim, Clotilde Delbos, interrogée sur la possibilité que des usines en France ou dans le monde puissent être fermées pour redresser l’entreprise. M. Le Maire a dit avoir appelé dimanche le président de Renault, Jean-Dominique Senard, arrivé il y a un an.
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Pas d’amélioration en vue pour 2020
“Nous sommes parfaitement conscients des difficultés que Renault doit affronter”, a-t-il assuré, citant notamment “des défis absolument considérables avec le véhicule électrique et le véhicule connecté”. “Que Renault ait besoin de s’adapter bien sûr. Qu’il y ait besoin d’une stratégie industrielle pour l’alliance Renault-Nissan (…) bien sûr. Mais nous devons engager un dialogue”, a-t-il dit. “Ça ne veut pas dire refuser toute évolution. Ça veut dire regarder ce qui est le plus pertinent, ce qui protège le mieux l’emploi”, a-t-il conclu.
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La perte nette publiée par Renault s’élève à 141 millions d’euros sur 2019. Elle s’explique par le recul de ses ventes et de la rentabilité opérationnelle, dans un marché mondial en baisse. Le groupe subit aussi la chute de la contribution financière de Nissan, son allié japonais en difficulté, et l’abandon d’une créance fiscale en France. Pour 2020, dans un marché mondial toujours baissier, Renault anticipe une nouvelle dégradation de sa rentabilité opérationnelle.
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Getty Images

Francine Pernod

Francine Pernod

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