Pourquoi il est si difficile de se passer de la voiture pour aller travailler ?

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De nombreux salariés utilisent leur voiture pour aller travailler, certains par confort, d'autres parce qu'ils n'ont pas d'autres choix.

Les pistes cyclables se multiplient, les tramways réapparaissent, les trottinettes électriques filent sur les trottoirs bétonnés. Pourtant, rien n’y fait : plus on annonce la disparition de la voiture, plus elle semble avoir de beaux jours devant elle… au moins en ce qui concerne la mobilité domicile-travail. Selon les dernières estimations de l’Insee, 70% des Français prennent leur véhicule pour aller de chez eux à l’endroit où ils bossent. Les uns l’utilisent par confort, pour éviter la foule dans les transports en commun. Mais la grande majorité des autres y ont recours par contrainte.
Car quelle autre solution ont-ils ? Foin des discours parisianistes et moralisateurs : la France des villes n’est pas la France des champs. L’aménagement du territoire a favorisé les centres urbains et a créé une fracture géographique et sociale nette entre citadins et “ruraux”. La population travailleuse s’est éloignée des centre-villes.
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Certes, l’Etat et des collectivités locales ont pris conscience de cette réalité sociologique et géographique, ils ont des projets et des budgets. Néanmoins ces projets de transports en commun alternatifs ne vont pas sortir de terre du jour au lendemain. Certaines gares du Grand Paris ne verront pas le jour avant 2025, voire 2030. En attendant, dans bon nombre de villages, il est illusoire de vouloir se rendre au boulot en vélo Jump ou en trottinette Lime !
La loi d’orientation des mobilités, adopté en novembre 2019, va justement obliger les entreprises de plus de 50 salariés à mettre en place un plan mobilité et à porter une attention toute particulière aux déplacements quotidiens de leurs salariés. Alors que 43% des actifs français estiment que leurs trajets professionnels ont des conséquences sur leur qualité de vie au travail en matière de stress, ponctualité, perte de temps (étude Alphabet France), beaucoup d’entreprises endossent déjà ce rôle de facilitatrices.
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Elles peuvent, par exemple, proposer du télétravail les jours d’embouteillages, décaler les horaires d’arrivée et les horaires de sortie, et sensibiliser leurs salariés au covoiturage et à l’autopartage, même s’il n’est pas toujours facile de trouver la personne effectuant le même trajet que soi, aux mêmes horaires. On peut espérer que des concepts comme OuiHop ou le très attendu Waze Sharing faciliteront les trajets domicile-travail, avec une mise en relation en temps réel à la sortie du bureau, grâce à la géolocalisation.
Géraldine Nion est directrice opérationnelle chez Bip, solution de télépéage.

Francine Pernod

Francine Pernod

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