Le pétrole au plus bas depuis plus d’un an, craintes sur la croissance

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Le prix du baril de pétrole de référence WTI est au plus bas depuis un an, plombé par le coronavirus, qui fait craindre un fort impact sur la demande.

Le pétrole envoie actuellement des signaux inquiétants. L’or noir poursuivait sa chute mercredi matin, le baril américain de WTI tombant à un niveau plus vu depuis janvier 2019, dans un marché qui continue de s’inquiéter de la propagation du nouveau coronavirus. Un phénomène qui pèse sur la croissance économique et ainsi la demande de pétrole. Vers 09H50 GMT, le baril de WTI pour livraison en avril perdait 1,16% par rapport à la clôture de mardi, à 49,32 dollars, quarante minutes après être tombé à 48,99 dollars, un plus bas en presque quatorze mois. Le baril de Brent de la mer du Nord pour la même échéance valait 54,19 dollars à Londres, en baisse de 1,40%.
“Les craintes d’une pandémie mondiale de Covid-19 se multiplient suite aux dernières informations en provenance d’Europe et des États-Unis, et affectent également les marchés financiers : la confiance des investisseurs en souffre fortement”, a expliqué Eugen Weinberg, analyste pour Commerzbank. Le pétrole n’était pas le seul touché mercredi, les bourses de Paris, Londres et Francfort évoluant en fortes baisses après déjà deux journées noires. L’épidémie apparue en décembre dans le centre de la Chine a déjà atteint un pic dans ce pays, où elle a contaminé quelque 78.000 personnes dont plus de 2.700 sont mortes, ont indiqué mercredi les autorités chinoises.
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Elle touche de plus en plus de pays, y compris en Europe : la maladie Covid-19 concerne désormais, Chine mise à part, plus d’une trentaine d’Etats où elle a fait plus de 40 morts et 2.500 contaminations. Et “les perspectives concernant la demande (de pétrole) qui, selon le directeur de l’Agence Internationale de l’Energie, sera la plus faible depuis une décennie cette année quoi qu’il arrive, pourraient se détériorer encore plus à en juger par les remarques qu’il a faites hier à Londres”, a souligné M. Weinberg.
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“Si l’Opep+ tarde trop à sortir des mesures pour contrer l’impact sur la demande, les prix pourraient tomber assez vite, avec un baril de Brent pas si loin de 50 dollars”, a renchéri Craig Erlam, analyste pour Oanda. Les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés, dont la Russie, se réunissent la semaine prochaine à Vienne, en Autriche, pour se mettre d’accord sur leur stratégie afin de soutenir les cours.
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Getty Images

Francine Pernod

Francine Pernod

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