EuropaCorp : la société de Luc Besson n’est plus française

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Le groupe va bel et bien être avalé par le fonds d’investissements new-yorkais Vine Alternative Investments. Il contrôlera 60,15% de la société de production.

Les dettes étaient trop lourdes pour Luc Besson. Après avoir refusé une reprise par Pathé en 2019, sa société EuropaCorp va être rachetée par un fonds d’investissement américain. Placée sous procédure de sauvegarde depuis neuf mois, la société va être avalée par le New-Yorkais Vine Alternative Investments qui va racheter 60,15% des parts de l’entreprise, détaille Le Monde. L’annonce a été faite vendredi 28 février à l’occasion de l’approbation du plan de sauvegarde d’EuropaCorp. Les décisions ont été prises “avec le soutien de Luc Besson et de sa holding personnelle, Front Line”.
La société de production créée par Luc Besson avait accumulé des dettes évaluées à 180 millions d’euros. Le fonds new-yorkais ne sera pas le seul à investir dans l’entreprise : l’américain Falcon Strategic Partners IV va également racheter 6,25% du capital. Un pari pour ces deux fonds alors que la valorisation boursière du groupe de Luc Besson s’est effondrée à 23 millions d’euros et que les actions s’échangeaient, vendredi, à 55 centimes d’euros.
Salaire divisé par deux
De son côté, le réalisateur verra sa part fondre de 31,57% à 10,6% et abandonnera toute fonction de gestion pour devenir directeur artistique d’EuropaCorp, avec une clause d’exclusivité de cinq ans. La rémunération de Luc Besson est fixée à 600.000 dollars, soit deux fois moins que son salaire actuel. Il faut toutefois rajouter à cette somme un million de dollars par an d’indemnité d’expatriation, ses rémunérations d’auteur, réalisateur et producteur pouvant atteindre 4,6 millions de dollars par film et 5% nettes de la part producteur après l’amortissement du coût d’un film.
>> A lire aussi – EuropaCorp : nouvelles pertes et chiffre d’affaires divisé par deux pour la société de Luc Besson
Autant dire que le cinéaste ne perd pas au change. Par ailleurs, le fonds new-yorkais va mettre à disposition une ligne de crédits de 100 millions de dollars, détaille Variety, pour assurer le financement des projets à venir. La société – qui emploie 40 personnes, dont 10 dans sa filiale de postproduction Digital Factory – va se focaliser sur la production de trois ou quatre films par an. La société de Luc Besson a enregistré une perte nette de 22,7 millions, au titre du premier semestre 2019/2020 et un chiffre d’affaires en recul, à 40,7 millions d’euros.

Francine Pernod

Francine Pernod

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