Craintes sur les profits de Renault, une agence de notation abaisse sa note

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Fitch Ratings abaisse sa note IDR sur Renault. Les autres agences de notation sont préoccupées par les marges et le cash flow du constructeur automobile.

L’action Renault est-elle en perdition ? Alors que le CAC40 tente (laborieusement) un rebond après son plongeon vertical, le titre de la firme au losange poursuit sa descente aux enfers. Il faut dire que l’agence de notation Fitch Ratins a abaissé vendredi soir de BBB à BBB- la note de défaut émetteur à long terme (IDR) sur Renault. La perspective est négative. Fitch estime que la marge opérationnelle du groupe devrait rester inférieure à 4% au moins jusqu’à fin 2021 et que la marge de free cash flow industriel devrait rester négative.
Déjà, en février, Moody’s avait abaissé de Baa3 à Ba1 sa note de crédit à long terme sur le constructeur automobile, avec une perspective stable. Le groupe au losange est ainsi passé en catégorie spéculative, la performance d’exploitation de Renault s’étant considérablement affaiblie en 2019. ” Sur la base des prévisions de l’entreprise pour 2020, qui prévoient une nouvelle baisse de la marge opérationnelle et la faiblesse persistante de l’environnement de marché, nous ne pensons pas que Renault sera en mesure de rétablir des niveaux de marge opérationnelle sains à moyen terme “, a souligné Moody’s.
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S Global Ratings a lui aussi placé la note de crédit de long terme de Renault (BBB-) sous surveillance avec implication négatives. À l’heure actuelle, l’agence de notation prévoit que la dégradation potentielle se limitera à un cran. Sa décision sera rendue d’ici la fin du mois de mai.
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S pense que la génération de free cash flow (flux de trésorerie d’exploitation après investissements) du constructeur automobile devrait poursuivre sa dégradation sur les 18 à 24 prochains mois en raison de la faiblesse de la demande et du renforcement de la réglementation environnementale. Les marges du constructeur devraient également continuer à être sous pression.
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Le mois dernier, Jefferies a réaffirmé son avis Sous-performance sur l’action Renault, avec un objectif de cours ramené de 38 à 28 euros, suite à l’abaissement de 11% de ses estimations de 11% pour le constructeur automobile français. “Même sur des actions Nissan et Daimler déprimées, le groupe demeure riche en actifs, ce qui, gouvernance (Etat français) le permettant, offre des options stratégiques”, a toutefois relevé le courtier. “Pour aider à restaurer les résultats, il peut maintenant être temps de ‘s’appuyer’ sur la richesse du bilan de Renault pour ajouter de la liquidité et regagner du leadership stratégique (Nissan, véhicules électriques)”, a-t-il ajouté.
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Getty Images

Francine Pernod

Francine Pernod

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