Slack, Zoom… Les start-up favorisant le télétravail flambent en bourse grâce au coronavirus

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Conséquence indirecte de l’épidémie de coronavirus, les rares entreprises à tirer leur épingle du jeu sont celles proposant des services professionnels à distance.

Les actions du monde entier plongent depuis la fin janvier et le début de l’épidémie de coronavirus. Les entreprises liées au voyage, comme Uber ou Boeing, ou celles dépendantes des sous-traitants chinois, comme Apple, sont particulièrement touchées. Mais dans le marasme, certaines s’en sortent avec les honneurs. Voire plus. C’est le cas des entreprises qui proposent des services professionnels utilisables depuis le domicile.
Slack, qui développe une application de collaboration d’entreprise, a progressé de 25% sur les 30 derniers jours. Cette solution permet de centraliser et de faciliter les échanges au sein d’une équipe peu importe sa taille (il n’est pas rare d’avoir des centaines de collaborateurs qui discutent en même temps). Slack combine les avantages du courrier électronique, la réactivité d’une messagerie instantanée et l’accessibilité des réseaux sociaux. Fin 2019, Slack comptait 12 millions d’utilisateurs actifs par jour.
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L’action de la start-up chinoise Zoom (cotée sur le Nasdaq) s’est quant à elle envolée de 44%. Il faut dire que son produit se prête parfaitement à la situation : Zoom est le nouveau champion de la webconférence. Face à la propagation du virus, la société en a profité pour suspendre la limite de 40 minutes qu’elle impose aux réunions gratuites avec plus de deux participants. “L’épidémie croissante a élargi ma vision de ce que signifie être un fournisseur de technologies de communication vidéo en cas de besoin. Je sais que de nombreuses organisations cherchent à maintenir la continuité des activités et à maintenir l’engagement des employés face à la menace du virus, et je suis obligé d’aider quiconque en a besoin”, explique Eric Yuan, CEO de Zoom, sur le site de l’entreprise. Google et Cisco ont également suspendu les limites des versions gratuites de leurs solutions de visioconférence.
Enfin, le titre Teladoc Health a progressé de 24% grâce à son service de consultation médicale à distance. C’est particulièrement utile car des contagions comme le coronavirus requièrent de la part des médecins de limiter le contact direct avec les malades. Le service est actif dans 130 pays et comptait environ 23 millions d’utilisateurs début 2019.
À Wall Street, cette catégorie d’entreprises possède désormais son propre indice boursier, dévoilé fin février par le cabinet d’analyse financière MKM Partners. Il a été baptisé “Stay at home index” (“Indice rester à la maison”, ndlr). “Au lieu de tenter de prévoir à quel point les actions pourraient baisser, nous avons décidé d’explorer lesquelles pourraient le mieux résister face au coronavirus”, a déclaré JC O’Hara, analyste pour MKM. Au sein de cette liste se côtoient Slack et Zoom, mais aussi Amazon, Facebook, Netflix, Match, New York Times ou encore Sonos.
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Francine Pernod

Francine Pernod

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