Airbnb fait payer la taxe de séjour aux enfants en toute illégalité

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Alors qu'ils en sont pourtant exonérés, les mineurs et travailleurs saisonniers se voient facturer une taxe de séjour par la plateforme de location.

Lorsque vous réservez un logement sur Airbnb, une taxe de séjour s’applique automatiquement pour chaque voyageur. Celle-ci est reversée ensuite par la plateforme aux communes. Sauf que cette taxe serait également appliquée aux enfants alors que la réglementation les en exonère, dénonce l’association 60 Millions de consommateurs. En effet, selon l’article L. 2333-3 1 du code général des collectivités territoriales, ni les mineurs, ni les travailleurs saisonniers ne devraient payer cette taxe de séjour.
Alors qu’à son lancement Airbnb ne collectait pas de taxe de séjour, la plateforme de location a été contrainte de s’y plier face à la grogne des hôteliers. Depuis le 1er janvier 2019, elle est désormais collectée puis reversée aux communes. En 2019, Airbnb a ainsi récolté “58 millions d’euros” sur toute la France. 60 Millions de consommateurs a tenté de savoir combien correspondaient aux mineurs et travailleurs saisonniers, en vain.
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Les communes complices ?
L’entreprise américaine préfère botter en touche. “Airbnb reverse annuellement l’intégralité de la taxe aux communes concernées, y compris, le cas échéant, le trop-perçu pour ce qui concerne les mineurs”, indique la plateforme de location à l’association de consommateurs, reconnaissant donc prélever de l’argent à des personnes pourtant exonérées de cette taxe. Airbnb se défend en indiquant mettre “à disposition de tous les voyageurs des informations sur la procédure de remboursement en cas d’exemption”. Sauf qu’en pratique, très rares sont les clients à demander le remboursement à la commune dans laquelle ils ont séjourné quelques jours. Si cette taxe ne peut dépasser 2,50 euros par nuit, il s’agit là d’une aubaine pour les caisses des communes. “La collecte de cette taxe n’est pas contrôlée. Les communes sont complices d’une pratique illégale concernant les mineurs et les saisonniers”, dénonce Laurent Duc, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH).
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Interrogée par 60 Millions de consommateurs, Airbnb a fait savoir que sa plateforme “n’a pas la capacité de prendre en compte les âges des voyageurs”, d’autant que selon les pays les réglementations locales changent et peuvent être complexes. Mais la société affirme néanmoins être en train de “développer les modalités de prise en compte des cas d’exemption”. Ce que fait déjà depuis le 1er janvier 2019 son concurrent Abritel.
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Francine Pernod

Francine Pernod

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