La BCE va devoir être plus offensive, avertit Thierry Breton

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Au lendemain de la salve d'annonces de la Banque centrale européenne (BCE) pour contrer le choc économique de l'épidémie de coronavirus, le commissaire européen chargé du Marché intérieur Thierry Breton a estimé qu'il faudrait "aller plus loin" .

Le commissaire européen chargé du Marché intérieur Face à la débâcle des marchés d’actions, qui ont vécu un carnage historique ce jeudi noir, Thierry Breton exhorte la BCE à agir plus que les mesures annoncées hier, dans l’ensemble jugées décevantes par les investisseurs. “Le jour où nous annonçons ces mesures, vivre le pire krack boursier depuis qu’on relève les indices, c’est sans doute le signe qu’il va falloir aller plus loin”, a indiqué sur RTL le commissaire européen chargé du Marché intérieur et ancien ministre français de l’Economie.
La Banque centrale européenne a dégainé jeudi un arsenal de mesures face aux conséquences économiques à l’épidémie, mais estimé que la réponse devait d’abord venir des gouvernements. L’institut de Francfort va favoriser les prêts aux PME et renforcer ses achats de dette publique et surtout privée, mais contrairement à ce qu’attendaient nombre d’observateurs, la BCE n’a pas touché à ses taux directeurs. Loin d’enrayer la dégringolade des marchés depuis plusieurs jours, l’institution de Francfort a accéléré leur chute. Les Bourses de Paris, Londres, Francfort, ont subi jeudi des pertes historiques.
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“Le commissaire européen n’est pas là pour commenter les décisions de la BCE qui est indépendante. Je ne doute pas que la BCE va continuer à prendre ses responsabilités, y compris dans les jours, les semaines qui viennent, pour accompagner cette situation tout à fait inédite”, a-t-il ajouté.
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“Les mesures que la BCE a mis sur la table pour accompagner les besoins en trésorerie des entreprises vont dans le bon sens, a-t-il précisé. C’était la priorité, il va falloir poursuivre. Les entreprises doivent avoir accès aux liquidités, les banques doivent libérer un peu des contraintes et des ratios de solvabilité pour pouvoir agir dans l’immédiat”.
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Jeudi soir, le président français Emmanuel Macron s’est de son côté montré critique. “La Banque centrale européenne a fait part de ses premières décisions. Seront-elles suffisantes? Je ne le crois pas”, a-t-il estimé. M. Breton a par ailleurs affiché sa confiance sur un allégement de la règle européenne qui contraint le déficit des états membres à être inférieur à 3% du PIB.
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“Nous appliquons évidement l’intégralité des traités qui permet dans des cas de forces majeures, et c’en est un, de se libérer de cette contraintes. Les Etats verront cette disposition se mettre en place”, a-t-il assuré.
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Getty Images

Francine Pernod

Francine Pernod

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