Coronavirus : le prix maximum des gels hydroalcooliques revu à la hausse

Share on facebook
Share on google
Share on twitter
Share on linkedin

Cela ne concerne que les gels produits par les pharmacies selon un arrêté publié au Journal officiel par le ministère de l’Economie.

Ne vous étonnez de voir ces prochains jours du gel hydroalcoolique plus cher qu’annoncé. Comme l’a repéré BFM TV, le prix maximum de ce produit a été revu à la hausse. Face à l’emballement des prix en raison de l’épidémie de coronavirus, le gouvernement avait pris la décision d’encadrer le prix des gels, dont les ventes se sont envolées en quelques jours. Le prix des flacons de 50 ml est ainsi fixé à 2 euros TTC maximum, celui des flacons de 100 ml à 3 euros maximum, alors qu’un litre de gel hydroalcoolique ne peut pas être vendu plus de 15 euros dans le commerce et en pharmacie.
Un autre arrêté a autorisé dans la foulée les pharmacies à produire leur propre gel, afin de pallier la pénurie. C’est le prix de ces gels fabriqués par les pharmacies qui pourra être revu à la hausse selon un arrêté du ministère de l’Economie publié dans le Journal officiel. Un “coefficient correcteur” a été fixé : il sera de 1,5 (+50%) pour les contenants de 300 ml ou moins, et de 1,3 (+30%) pour ceux de plus de 300 ml. Un litre de gel hydroalcoolique fabriqué en pharmacie pourra ainsi être vendu 19,50 euros au maximum. Ce prix maximum sera de 2,5 euros pour les flacons de 100 ml, par exemple.
>> A lire aussi – Coronavirus : l’OMS propose une alternative au gel hydroalcoolique, en rupture de stock
Fabrications artisanales
Les prix de vente des préparations vendues en vrac ont également été revus à la hausse, avec un coefficient correcteur de 1,2 (+20%) pour les contenants de 300 ml ou moins, et de 1,1 (+10%) pour les contenants de plus de 300 ml. Si cette décision n’est pas justifiée dans l’arrêté, cette hausse des prix s’explique selon BFM TV “par le fait qu’il s’agit de fabrications artisanales, leur prix ne pouvant pas être du même niveau que celui des gels industriels fabriqués à la chaîne”. Selon Le Parisien, les abus concernant les prix de vente des gels continueraient toutefois malgré l’encadrement des prix.
>> A lire aussi – New York demande à ses prisonniers de produire du gel hydroalcoolique
Alors qu’il est de plus en plus difficile de trouver ce produit dans les pharmacies, le journal relate notamment les propos qu’auraient tenu un pharmacien à une cliente à Paris : “On en a un stock.. Mais je ne le vends pas tant qu’il y a ce plafonnement des prix, car je l’ai payé plus cher auprès de mon fournisseur… Je refuse de vendre à perte et même, je n’ai pas le droit de vendre à perte”. A voir si cette hausse des prix poussera les pharmacies à créer plus facilement leur propre solution hydroalcoolique pour la vendre ensuite.

Francine Pernod

Francine Pernod

Laissez vos commentaires!