Etats-Unis : il stocke 17.700 bouteilles de gel hydroalcoolique pour tenter de les revendre en ligne

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Cet Américain, qui a tenté de se faire de l’argent en profitant de l’épidémie de coronavirus, a finalement décidé de faire don de ces bouteilles de gel hydroalcoolique.

Matt Colvin est devenu en quelques jours l’un des hommes les plus détestés des Etats-Unis. L’histoire de cet habitant du Tennessee, racontée par le New York Times, a révolté des milliers de personnes à travers le monde. Le journal américain a raconté que lui et son frère ont tenté de profiter de l’épidémie de coronavirus pour se faire de l’argent. Comment ? En décidant de revendre en ligne à des prix mirobolants des gels hydroalcooliques qu’ils s’étaient empressés d’aller acheter au début de cette crise sanitaire.
Matt Colvon et son frère avaient acheté 17.700 bouteilles de gel hydroalcoolique dans plusieurs villes près de chez eux. Ils ont ensuite décidé de les vendre entre 7 (environ 6,24 euros) et 70 dollars (environ 62 euros) sur Amazon et eBay. Ils auraient eu beaucoup de commandes, mais les sites de revente en ligne ont décidé de sévir pour empêcher certains de s’enrichir “grâce” au coronavirus. Des milliers d’annonces de ventes de masques chirurgicaux ou de gel hydroalcoolique ont été supprimés, dont les leurs. Matt Colvin et son frère ont été dans la foulée bannis des plateformes de plusieurs sites de vente en ligne.

Can’t find hand sanitizer? Matt Colvin has 17,700 bottles of it.He emptied stores across Tennessee, hoping to profit. Then Amazon pulled his listings for price gouging.Now he’s one of likely thousands of Amazon sellers sitting on stockpiles. My story:https://t.co/YPeXEot79a— Jack Nicas (@jacknicas) March 14, 2020

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Sous le coup d’une enquête de la justice
Le procureur général de l’État du Tennessee leur a aussi interdit tout revente de ces gels et leur a adressé une mise en demeure. Face au bad buzz provoqué et aux multiples réactions négatives sur les réseaux sociaux après la publication de l’article du New York Times, les deux frères ont décidé de réagir. Ils ont ainsi fait don de leurs 17.700 bouteilles de gel hydroalcoolique à une église et des associations locales, relate le média américain. Mais ils ne sont pas tirés d’affaire pour autant et une enquête est toujours en cours. “Je veux juste préciser que le fait de donner les désinfectants ne signifie pas qu’ils sont légalement hors de danger. Si des preuves établissent qu’ils se sont livrés à des hausses de prix, nous demanderons des sanctions appropriées”, a déclaré à la chaîne locale WRCB TV Samantha Fisher, membre du bureau du procureur général du Tennessee.
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Francine Pernod

Francine Pernod

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