Les cinémas fermant, les films pourraient sortir directement en VOD

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La sphère culturelle est l’une des victimes collatérales de l’épidémie de Covid-19. L’industrie du cinéma n’y échappe pas.

Comme le reste du pays, désormais passé en stade 3 pour limiter la propagation du coronavirus, le monde de la culture est à l’arrêt. Tous les cinémas sont fermés jusqu’à nouvel ordre. Ils ne sont en effet pas des lieux pouvant accueillir du public indispensables à la vie du pays. Pour éviter que les prochains films ne tombent aux oubliettes avant même d’être sortis, le Centre National du Cinéma (CNC) a formulé une demande. D’après les informations des Echos, le CNC souhaite que les films puissent directement sortir sous forme de vidéo à la demande à l’acte, soit en VOD.
Or le CNC se heurte à un problème pour les films qui sont d’ores et déjà sortis en salle avant la fermeture progressive des lieux accueillant du public. C’est le cas, comme le note le quotidien économique, du film De Gaulle, de Un fils ou La Bonne Epouse. Puisqu’ils ont été projetés en salle, la loi interdit qu’ils se retrouvent en ligne avant quatre mois au moins après leur premier jour d’exploitation. Il faudra donc trouver une parade législative pour lever cette restriction.
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Visa d’exploitations chamboulés
Mais le plus gros enjeu concerne surtout les films qui ne sont pas encore sortis. Chaque film qui obtient un visa d’exploitation (accordé lors d’une sortie en salle), dispose d’un financement du CNC, par le biais d’un fonds d’aide. Le Centre doit d’ores et déjà s’assurer que les producteurs ne perdent pas cette aide sous motif que leur film sort directement en VOD.
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En plus d’exprimer leur frustration, les acteurs du monde cinématographiques s’interrogent sur la réactivité de l’Etat pour trancher ces questions. Nombreux sont ceux qui craignent que les décisions soient prises trop tard. La chronologie des médias inquiète tout particulièrement. Comme le rappellent les Echos, il s’agit du « mécanisme complexe qui régit le calendrier des sorties des films selon les différents médias (salle, VOD, chaîne payante, chaîne gratuite, SVoD) en fonction de la contribution de ces fenêtres au financement du septième art ». Quant aux exploitants de salle, ils demeurent les plus exposés, puisqu’aucune alternative n’est actuellement proposée pour palier l’arrêt des projections.

Francine Pernod

Francine Pernod

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