L’Italie “ne s’en relèvera pas”, si l’Union européenne la laisse tomber, alerte Bruno Le Maire

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Le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a appelé les Etats membres de l'Union européenne (UE) à "se rassembler" pour faire face à la crise du coronavirus. Si l'UE devait "laisser tomber" l'Italie, c'est tout "le projet politique européen qui sera emporté par cette crise", juge-t-il.

Alors que la dette de l’Italie et sa situation économique a fait l’objet d’un regain d’inquiétudes dernièrement, le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a prévenu vendredi que si l’UE laissait tomber a troisième économie de la zone euro, “elle ne s’en relèvera pas”. “Si c’est le chacun pour soi, si on laisse tomber certains Etats, si on dit à l’Italie, par exemple, +débrouillez-vous tout seuls+, l’Europe ne s’en relèvera pas”, a affirmé le ministre sur LCI.
“Si nous ne sommes pas capables de nous rassembler, c’est le projet politique européen qui sera emporté par cette crise”, a-t-il ajouté, appelant l’UE à suivre l’exemple de la Banque centrale européenne (BCE) qui a annoncé mercredi un plan d’urgence de 750 milliards d’euros. “On voit que la solidarité de la zone euro se reconstitue, que les écarts des taux d’intérêts se réduisent”, a souligné M. Le Maire. “Nous sommes sur la bonne voie et il faut continuer dans la durée à manifester cette solidarité européenne pour que le continent européen puisse sortir plus fort de cette crise”, a-t-il insisté, sans toutefois détailler les mesures que devraient prendre les Etats membres.
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Dans un entretien accordé vendredi au Financial Times, le Premier ministre italien Giuseppe Conte a été plus explicite. Il a demandé à l’UE d’utiliser “toute la puissance” de son fonds de secours (MES) de la zone euro face à la crise “sans précédent” du coronavirus.
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Selon lui, la voie à suivre est d’ouvrir toutes les lignes de crédit du fonds de secours à tous les Etats membres “pour les aider à lutter contre les conséquences de l’épidémie de Covid-19, avec pour condition que chaque Etat soit transparent et rende des comptes sur la manière dont sont dépensées les ressources”.
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Ce mécanisme a été mis en place en 2012 lors de la crise de la dette de la zone euro. Doté d’une force de frappe de 410 milliards d’euros, le MES fournit des crédits aux pays en difficulté. En échange, les Etats – comme ce fut le cas pour la Grèce – doivent mettre en oeuvre des réformes.
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Getty Images

Francine Pernod

Francine Pernod

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