Les salariés d’Amazon à bout de souffle

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Plusieurs centaines de salariés auraient déjà fait valoir leur droit de retrait alors que les syndicats dénoncent des conditions de travail dangereuses.

Les salariés d’Amazon sont inquiets. Alors que l’épidémie de nouveau coronavirus touche de plein fouet le monde et la France, plusieurs centaines d’entre eux ont décidé de faire valoir leur droit de retrait. En cause : les conditions de travail. Selon des témoignages recueillis par Le Parisien dans plusieurs entrepôts de l’Hexagone, les travailleurs manquent de tout. “Avant, nous avions du gel hydroalcoolique pour nous laver les mains mais depuis vendredi, il n’y en a plus”, détaille un employé de l’entrepôt géant de Brétigny-sur-Orge, inauguré en 2019 en Essonne.
Selon ce salarié, qui a fait valoir depuis son droit de retrait, les risques de contamination sont importants dans l’entrepôt : les distances de sécurité ne sont pas respectées et la désinfection des talkies-walkies et scannettes laisse à désirer. Le système de pause, à la même heure pour tout le monde, favorise également le rapprochement des salariés et la transmission du virus.
Une “pression insupportable”
Un salarié de l’entrepôt de Lauwin-Planque, dans la région de Lille (Nord) explique de son côté que “les gens sont collés. Ils n’ont pas de masque. Le gel n’est pas disponible partout et les gants sont limités à deux paires par mois par un système de badge”. Mais face à l’inquiétude des salariés, la direction d’Amazon semble intraitable : selon elle, le droit de retrait des salariés inquiets n’est pas légitime, le danger n’étant pas grave et imminent. Elle compte ainsi les jours non travaillés comme des “absences injustifiées non payées”. “On nous met une pression insupportable”, dénonce un syndicat dans Le Parisien.
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Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire est d’ailleurs monté au créneau contre Amazon cette semaine prenant directement à parti le géant du e-commerce en dénonçant des “pressions inacceptables sur les salariés”, détaille Libération. De son côté, la firme américaine répond que “la santé et la sécurité de [ses] employés, partenaires et clients restent [ses] priorités absolues” avant d’affirmer : “Nous respections tous les droits de nos salariés, dont le droit de retrait lorsque les conditions sont remplies”.

Francine Pernod

Francine Pernod

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