La nationalisation de Renault “pas à l’ordre du jour”, affirme son patron

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En dépit de l'effondrement de son cours de Bourse et de l'impact massif du coronavirus sur ses ventes, Renault ne table pas sur une prochaine nationalisation, a indiqué son président au Parisien.

Alors que la probabilité d’un train de nationalisations se renforce à mesure que le coronavirus plombe l’activité de nombreuses multinationales tricolores, le président de Renault a balayé cette perspective, du moins à ce stade. Une renationalisation de Renault pour surmonter la crise du coronavirus n’est “pas à l’ordre du jour”, a ainsi affirmé Jean-Dominique Senard. Et ce, alors que le géant de l’auto était déjà dans une mauvaise passe avant l’épidémie qui l’a contraint à suspendre sa production en Europe. Sans parler de la polémique sur son ex-capitaine d’industrie Carlos Ghosn.
“Ce n’est pas à l’ordre du jour”, a déclaré , le patron du groupe au losange, interrogé par Le Parisien-Aujourd’hui en France sur la possibilité de voir l’Etat reprendre le contrôle qu’il avait exercé pendant quelque 40 ans sur ce fleuron industriel. “Souvenez-vous de 2008-2009”, pendant la crise financière et économique mondiale partie du secteur américain de l’immobilier: “nous n’avions pas eu à en arriver là. Pourtant la situation était également très difficile”, a développé M. Senard, qui était alors dirigeant de Michelin.
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Même si “nous n’en menions pas large à l’époque”, “il n’y a pas eu besoin de renationalisation. Et vous avez vu d’ailleurs comment cela s’est retourné. Parce qu’il ne faut pas s’y tromper, le jour où la conjoncture redevient plus favorable, dans l’industrie automobile, cela peut être extrêmement rapide et fort”, a-t-il affirmé.
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A défaut de nationalisation, une extrémité évoquée mardi par le Premier ministre Edouard Philippe pour sauver les entreprises françaises les plus vulnérables au choc né de l’épidémie, M. Senard a estimé que Renault pourrait “solliciter des garanties auprès de l’Etat”, comme le président Emmanuel Macron en a annoncé le principe.
Dans la semaine passée, sur fond de propagation du nouveau coronavirus et de la mise en place progressive de mesures de confinement, Renault a décidé de fermer ses usines dans quasiment toute l’Europe, dont 12 en France.
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Les réseaux commerciaux sont paralysés dans l’Hexagone, mais aussi en Espagne et en Italie. La chute des commandes des clients s’avère “spectaculaire”, avec parfois -90%, selon le patron de Renault. Cette crise, qui touche tout le secteur automobile, tombe particulièrement mal pour Renault qui est passé dans le rouge en 2019 pour la première fois en dix ans et a annoncé en février un plan d’économies, sans exclure de fermeture d’usines.
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M. Senard a assuré que son entreprise, après la crise, ne “repartir(ait) pas de zéro”, soulignant que son usine sud-coréenne avait repris son activité, de même que deux unités en Chine, ou encore les installations industrielles en Russie et en Turquie.
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Getty Images

Francine Pernod

Francine Pernod

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